Micro en main, debout sur le bus du Losc, Rudi Garcia harangue la foule en présentant un à un ses joueurs champions de France. Transformé hier en chef d’orchestre de la liesse lilloise, l’entraîneur lillois a brisé pour une fois sa carapace. «Il y a des moments pour être sérieux et réfléchi et d’autres faits pour se lâcher», explique le coach nordiste. Mais ce moment rare témoigne surtout de la revanche d’un entraîneur aujourd’hui porté en triomphe. Il y a deux ans, Rudi Gracia était loin d’imaginer pareil scénario. Viré puis réintégré en l’espace de quinze jours en juin 2009, le technicien a su mettre sa rancœur de côté pour arriver au sommet avec son groupe.
«C’est le coach qui nous a fait basculer, il nous a retourné le cerveau à nous dire qu’on pouvait le faire», explique Rio Mavuba, le capitaine du Losc. Car Garcia, rompu aux techniques du management est un véritable meneur d’hommes. Si devant la presse, cet ancien milieu de terrain se contente souvent de déclarations à l’eau tiède, il sait transcender un vestiaire. Un discours allié à un jeu porté sur l’offensive héritée de ses racines espagnoles et de son admiration pour le Barça.
La méthode connaît aujourd’hui son apothéose même si elle ne suscite pas l’admiration de tous. Respecté pour sa réussite, le coach lillois a aussi de nombreux détracteurs. Chez les entraîneurs et chez certains de ses joueurs, le coach de 47 ans peut énerver par des discours ou attitudes dissimulées derrière une image lisse. Mais Garcia s’en moque. Cette saison, il a montré que sa méthode était la bonne. N’en déplaise à ses opposants.
| 1 | Montpellier | 82 | 38j | +34 | |
| 2 | PSG | 79 | 38j | +34 | |
| 3 | Lille | 74 | 38j | +33 | |
| 4 | Lyon | 64 | 38j | +13 | |
| 5 | Bordeaux | 61 | 38j | +12 | |
| 6 | Rennes | 60 | 38j | +9 | |
| 7 | Saint-Etienne | 57 | 38j | +4 | |
| 8 | Toulouse | 56 | 38j | +3 | |
| 9 | Evian-Thonon | 50 | 38j | -1 | |
| 10 | Marseille | 48 | 38j | +4 |