En bon demi de mêlée toujours à l’affût, Nicolas Durand sent venir de très loin les questions des journalistes. «Alors qu’est-ce que ça me fait de revenir à Aimé-Giral?», devance-t-il hilare. A quatre jours d’un déplacement aussi lointain que délicat à Perpignan pour son Racing-Métro 92, la question s’impose quand s’avance celui qui a conduit le paquet d’avants catalan pendant six ans.
Biberonné au rugby à Toulouse, Durand prend son envol à Perpignan en 2004. De ce presque septennat, il garde un titre de champion de France en 2009, «des amis plus que d’anciens coéquipiers» mais «aucune nostalgie» jure-t-il sur la blason de sa nouvelle équipe. Au-delà des retrouvailles, le numéro neuf francilien s’attend surtout à subir samedi la furia du public d’Aimé-Giral où le visiteur hésite à deux fois avant clamer sur les toits ses ambitions.
«L’USAP n’est pas bon à prendre»
Le Racing est peut-être 2e de ce Top 14, Nicolas Durand laisse l’étiquette de favoris à son ancienne formation. Galvanisée par sa qualification pour le dernière carré de la Coupe d’Europe samedi sous le cagnard barcelonais «l’USPA n’est pas bon à prendre», remarque celui qui est très bien placé pour savoir que le parfum des phases finales à venir exalte des Catalans en ballotage défavorable pour accéder aux barrages (8e à trois journées de la fin).
«Perpignan a encore prouvé contre Toulon en H Cup sa force mentale, rappelle Durand. Cette équipe a montré en deuxième mi-temps qu’elle avait cette rage pour renverser les matchs en sa faveur.» Si les Racingmen avaient oublié cette évidence, il y a un ancien de la maison catalane qui peut leur faire passer le message.