C'est le symbole de Paris-Roubaix. Empruntée par les coureurs depuis 1968, la tranchée d'Arenberg fait partie du patrimoine cycliste. Pourtant, l'idée d'un Paris-Roubaix sans tranchée prend de plus en plus corps. « Si on veut exploiter tous les secteurs pavés de la région, il faut qu'un jour on ne passe plus à Arenberg », avoue Jean-François Pescheux, directeur de Paris-Roubaix. D'ailleurs, la tranchée a failli ne pas être au programme d'une édition 2011 qui aura lieu ce dimanche. Mais au lieu d'annuler son passage, les organisateurs ont décidé de lui donner plus d'importance. « On a rapproché Arenberg de l'arrivée à Roubaix [80 km au lieu de 90]. Avant, juste après la tranchée, il y avait 15 km sans pavés, ce qui facilitait les regroupements. Du coup, on a rajouté le secteur pavé de Millonfosse juste derrière », explique Pescheux. L'occasion rêvée pour Arenberg de se montrer indispensable.f. l.