La Libye en direct: Le Qatar ravitaillera les insurgés libyens

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Publié le 1 avril 2011.

MONDE - Les insurgés préparent une contre-offensive contre les forces pro-Kadhafi...

>> Ce live est désormais terminé. Retrouvez une synthèse des événements de la journée en cliquant ici.


18h30: Le drapeau français, emblème des insurgés libyens
Le drapeau français est devenu un emblème pour les insurgés libyens. A Benghazi, le fief de la rébellion, le drapeau tricolore est même omniprésent. « Il est facile à confectionner. Nos mères le font à la maison. Les drapeaux britanniques et américains sont plus difficiles à faire. Si j'en trouve un, je le vendrai. Ils nous aident », confie Yahya Fathi Fakri, un écolier de 15 ans qui a vendu 17 drapeaux français vendredi matin sur le front de mer de Benghazi, à cinq dinars pièce (trois dollars).

14h57: Une délégation du Comité international de la Croix-Rouge à Tripoli pour évaluer les besoins
Le CICR (Comité international de la Croix-Rouge) a indiqué ce vendredi que certains de ses responsables étaient à Tripoli. Ils ont répondu à l’invitation des autorités libyennes pour discuter d’une extension des activités humanitaires dans tout le pays. «Les premières discussions sont substantielles et encourageantes», a déclaré Jean-Michel Monod, le chef de la délégation du CICR à Tripoli, qui est arrivée mercredi. «L'organisation se tient prête à évaluer la situation d'un point de vue humanitaire dans certaines des régions les plus affectées afin de répondre aux besoins les plus pressants des populations vulnérables», a-t-il dit dans un communiqué

14h44: Le Qatar ravitaillera les insurgés libyens
«Le Qatar ravitaillera les insurgés libyens en carburants, médicaments, vivres et autres produits de première nécessité dans le cadre d'un accord portant sur la commercialisation par le Qatar du pétrole provenant des régions de l'est de la Libye aux mains des insurgés», a déclaré ce vendredi un responsable des finances des rebelles.
«Les Qataris ont accepté de commercialiser le brut pour nous, et nous placerons l'argent sur un compte. Nous recevrons d'eux ce dont nous avons besoin en carburant, médicaments, vivres et autres besoins humanitaires», a déclaré Ali Tarhouni lors d'une conférence de presse.
«Nos revendications sont claires et nettes, notre priorité est la levée des sanctions qui nous empêchent d'exporter notre pétrole», a-t-il dit, ajoutant que la question de la levée des sanctions a été évoquée avec un émissaire de l'Onu, Abdelilah al Khatib.

14h06: Bombardements intenses à Misrata
«Les forces fidèles au colonel Mouammar Kadhafi ont soumis Misrata, ville aux mains des insurgés libyens, à 200 km à l'est de Tripoli, à d'intenses tirs d'artillerie et des troupes kadhafistes attaquent magasins et habitations dans le centre ville», a déclaré ce vendredi un porte-parole des rebelles. «Nous ne reconnaissons plus les lieux. Les destructions sont indescriptibles» a affirmé Sami, le porte parole des rebelles. « Ils s'en prennent à tous, même aux maisons des civils. Je ne sais que dire, puisse Allah nous venir en aide », a-t-il ajouté.

14h01: Les victimes du DC10 d'UTA veulent l'audition de Koussa
Les familles de victimes de l’attentat contre le DC10 d’UTA, qui avait 179 morts en 1989 au dessus du Niger, ont réclamé ce vendredi l’audition du ministre des Affaires étrangères Moussa Koussa. «Moussa Koussa pourrait avoir de nouvelles révélations à faire sur l’attentat perpétré par la Libye contre le DC10 d’Uta, vol UT722, permettant l’implication éventuelle d’autres personnes.», a estimé une association de famille des victimes dans un communiqué. Cette dernière a demandé que Moussa Koussa soit entendu à l'initiative de la section antiterroriste du parquet du tribunal de grande instance de Paris.

13h24: Les rebelles libyens s'organisent sur la ligne de front
Les rebelles libyens ont acheminé vendredi du matériel lourd sur le front de l'Est où d'anciens officiers s'efforcent d'organiser les forces insurgées afin de reprendre l'initiative face aux troupes loyalistes. Dans leur ligne de mire, le contrôle du port pétrolier de Brega, pris alternativement par l'un et l'autre camp ces dernières semaines et où des combats se poursuivent. «Des militaires sont arrivés et ont renforcé les lignes rebelles. Si Dieu le veut, ils commenceront par Ajdabiah et continueront sur Brega et Ras Lanouf», explique Khaled Fardjani, un capitaine de l'armée de l'air qui s'est rangé du côté de l'insurrection.

13h08: Les insurgés libyens prêts à un cessez-le-feu conditionnel
Les insurgés libyens sont prêts à conclure un cessez-le-feu sous conditions, notamment le retrait des forces de Mouammar Kadhafi des villes de l'ouest de la Libye, a déclaré le chef du Conseil national de transition. Moustafa Abdeldjeïl a aussi réclamé la liberté d'expression pour les habitants de l'ouest du pays et le retrait des «mercenaires».
«Nous n'avons aucune objection à un cessez-le-feu mais à la condition que les Libyens dans les villes de l'Ouest jouissent d'une liberté totale d'expression de leurs opinions», a-t-il dit au cours d'une conférence de presse commune à Benghazi avec l'émissaire spécial des Nations unies en Libye, Abdelilah al Khatib. Moustafa Abdeldjeïl a de nouveau réclamé des livraisons d'armes pour les insurgés au cas où les forces de Kadhafi ne cesseraient pas le combat. Il a répété que les insurgés ne renonceraient pas à leur principale revendication au sujet du départ en exil de Mouammar Kadhafi et de sa famille.

12h32: Huit chasseurs suédois envoyés samedi
Le Parlement suédois a approuvé à une large majorité la participation de huit avions de combat à la coalition internationale en Libye, à l'exception des frappes au sol. C'est la première intervention de forces aériennes suédoises à l'étranger depuis 48 ans. Outre les huit avions de combat, la Suède va envoyer un avion de transport C-130 permettant le ravitaillement en vol, ainsi qu'un avion de renseignement. La mission suédoise, limitée à une durée de trois mois, comptera environ 130 militaires. Lesa vions seront envoyés à partir de samedi et seront basés en Sicile ou en Crète.

12h08: Fusillade à Tripoli
Selon des journalistes de Reuters, des tirs de mitrailleuses et d’armes automatiques auraient retenti ce vendredi, avant l’aube, dans le centre de Tripoli. La fusillade aurait duré une vingtaine de minutes.  

12h03: L’émissaire de l’ONU en visite à Benghazi
L’émissaire spécial des Nations unies en Libye est arrivé ce vendredi à Benghazi. Selon les rebelles, Abdelilah al Khatib doit rencontrer des responsables du Conseil national de transition formé par les insurgés. «Il vient à Benghazi pour s'entretenir avec le Conseil national de transition de la situation et des besoins de la population. Nous espérons qu'il verra par lui-même les conséquences dans l'est de la Libye», a déclaré Salah Hedin, membre du comité des Affaires étrangères du Conseil.

 

11h55: Combats près du site pétrolier de Brega
Des combats ont opposé ce vendredi rebelles et forces pro-Kadhafi près du site pétrolier de Brega, dans l’est de la Libye. Le mauvais temps gêne depuis plusieurs jours la coalition dans ses raids aériens.  Il est encore impossible de savoir de source indépendante qui contrôle Brega.

10h06: L'Allemagne et la Chine veulent régler le conflit libyen de manière pacifique
La crise en Libye «ne peut être résolue par des moyens militaires», a déclaré à Pékin le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, qui a appelé à mettre en oeuvre une solution politique. «Il ne peut y avoir qu'une solution politique et nous devons lancer le processus politique», a souligné Guido Westerwelle à l'issue d'un entretien avec son homologue chinois Yang Jiechi. «Cela doit commencer par un cessez-le-feu que Kadhafi doit respecter pour permettre au processus de paix de commencer», a ajouté le chef de la diplomatie allemande. La Chine, a déclaré Yang Jiechi, est «préoccupée par les informations faisant état de morts et de blessés parmi les civils et de la poursuite des combats». Le ministre chinois a répété que la crise devait être traitée par des moyens diplomatiques et politiques.

9h16: Kadhafi envoie l'un de ses conseillers en Grande-Bretagne pour discuter d'une issue au conflit
Mohammed Ismail, l'un des conseillers du fils du dirigeant libyen, Saif al-Islam Kadhafi, a été envoyé à Londres ces derniers jours afin de discuter d'une issue au conflit avec les autorités britanniques, révèle le Guardian ce vendredi.

La situation est toujours aussi incertaine en Libye où insurgés et les forces pro-Kadhafi déplacent chaque jour la ligne de front au bénéfice des uns ou des autres. Jeudi, les rebelles, massés autour du port pétrolier de Brega, se préparaient toutefois à lancer une contre-offensive contre l'armée pro-gouvernementale, qui a repris depuis trois jours sa progression dans l'est de la Libye.

La nouvelle de la défection, mercredi, du ministre libyen des Affaires étrangères, Moussa Koussa, qui s'est réfugié en Grande-Bretagne, a mis du baume au coeur des rebelles, contraints depuis mardi de lâcher prise face aux assauts des gouvernementaux malgré le soutien aérien de la coalition occidentale.

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