18h20: Les travailleurs de la centrale de Fukushima exercent dans des conditions très difficiles: ils ne font que deux repas - légers - par jour et dorment à même le sol, apprend-on. Et leur approvisionnement en eau est limité.
18h00: Anne Lauvergeon et 5 experts d'Areva vont se rendre au Japon
La présidente d'Areva Anne Lauvergeon ainsi que cinq experts du groupe nucléaire public vont se rendre au Japon pour porter assistance à Tepco, l'exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, en proie à une catastrophe majeure, a annoncé une porte-parole d'Areva mardi
16h40: Une trace infime du panache radioactif émis par la centrale de Fukushima a été relevée pour la première fois en Rhône-Alpes, en Ardèche, mais «pas de quoi affoler les gens», a annoncé mardi la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité). « L'échantillon analysé correspond à la pluie tombée à Toulaud, en Ardèche, à 5 km à l'ouest/sud-ouest de Valence, du dimanche 27 mars-10h30 au lundi 28 mars-8h00» dans un collecteur, a indiqué le laboratoire dans un communiqué.
15h52: Match de football de charité au Japon pour les victimes du séisme et du tsunami
L'équipe nationale du Japon a battu une équipe composée des meilleurs joueurs du championnat japonais de football (2-1) lors d'un match de charité à Osaka ce mardi en faveur des victimes du séisme et du tsunami du 11 mars dernier. La Fédération japonaise de football a récolté près de 130.000 euros, en plus des bénéfices issus des 40.000 tickets vendus pour cette rencontre.
15h47: Des traces d'iode radioactif dans l'Extrême-Orient russe
Des traces d'iode radioactif en provenance de la centrale japonaise de Fukushima-Daiichi ont été détectées dans l'Extrême-Orient russe mais ne pose aucun risque pour la santé, ont annoncé les autorités locales. Ces traces d'iode 131 ont été découvertes lors de mesures effectuées dans l'atmosphère entre samedi et ce mardi. Boris Boulaï, qui dirige les services météorologiques régionaux, précise que «leur concentration est 100 fois inférieure au niveau tolérable et ne présente donc aucun risque pour la santé de la population». Vladivostok, capitale régionale de l'Extrême-Orient russe, se trouve à 800 km au nord-ouest de Fukushima.
14h36: La République tchèque poursuivra son développement du nucléaire
Le Premier ministre tchèque, Petr NeÄas, a affirmé, au cours d'un congrès sur l'énergie à Prague, que la République tchèque remplissait toutes les normes standard de sécurité en matière nucléaire et que l’accident de Fukushima n’empêcherait pas le pays de poursuivre l’agrandissement de la centrale de Temelín. Pour Dana Drábová, directrice de l’Agence tchèque pour la sécurité nucléaire, Fukushima est la deuxième plus importante catastrophe nucléaire de l’histoire, après Tchernobyl, si l’on prend en compte l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. Selon elle, le secteur nucléaire doit tirer les leçons de la catastrophe japonaise et renforcer la sécurité qui entoure ce type d’énergie.
14h26: Tepco savait qu'un tsunami pouvait sinistrer la centrale de Fukushima, mais n'a pas pris en compte ce risque lors de sa conception
Les concepteurs de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi avaient envisagé qu'un tsunami excède les capacités de résistance du centre de production nucléaire mais Tokyo Power Electric (Tepco) n'a pas retenu ces conclusions soulignées dans un rapport datant de 2007. Les ingénieurs chargés de la sécurité des installations estimaient notamment à 10% la probabilité qu'une vague sismique dépassant les 6 mètres, limite maximale retenue pour la sécurité du site, frappe la centrale sur une période de cinquante ans, précise l'étude qui va accentuer les interrogations sur le comportement de l'opérateur de Fukushima-Daiichi. Sakae Muto, le vice-président de Tepco, a assuré que la prudence avait présidé à la conception de la centrale et ajouté que cette analyse du risque au tsunami ne faisait pas consensus parmi les experts.
13h33: Fuites hautement probables à Fukushima, selon l'agence nippone de sûreté nucléaire
Les barres de combustible dans les réacteurs 1, 2 et 3 de la centrale de Fukushima-Daiichi sont endommagées et des fuites sont hautement probables à travers les enceintes de confinement, a déclaré mardi l'agence japonaise de sûreté nucléaire.
13h20: Les traces de plutonium à Fukushima «du même ordre de grandeur» qu'avant l'accident
Les traces de plutonium relevées sur le site de la centrale japonaise de Fukushima "restent du même ordre de grandeur que les concentrations observées avant l'accident", a estimé l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN).
11h18: Les habitants des environs de la centrale de Fukushima pourront-ils rentrer chez eux un jour?
Les dizaines de milliers de pêcheurs et d'agriculteurs qui vivaient près de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi commencent à réaliser qu'ils pourraient bien ne jamais rentrer chez eux. Près de trois semaines après le séisme et le tsunami à l'origine de la plus grande catastrophe nucléaire depuis celle de Tchernobyl, la perspective d'un règlement rapide de la crise semble s'éloigner chaque jour un peu plus. Les autorités japonaises ont fait savoir que les sols autour de la centrale avaient été contaminés au plutonium. Une radioactivité anormale avait auparavant été décelée dans les eaux qui baignent la côte de Fukushima, dans les légumes de la région et même brièvement dans l'eau courante distribuée à Tokyo. Chacune de ces nouvelles a relancé l'angoisse des Japonais, mais c'est au plus près de la centrale, parmi ses 200.000 riverains, que la crainte, teintée d'incrédulité, est la plus vive. «Ces terres leur venaient de leurs ancêtres et leur attachement pour elles est énorme. La première étape est de dire vraiment à ces sinistrés qu'ils ne peuvent pas rentrer, mais les gens n'arrivent pas encore à se rendre à la raison», explique Tomo Honda, membre du conseil municipal de Fukushima, impliqué depuis le premier jour dans les opérations humanitaires. Outre les 28.000 morts et disparus, la catastrophe a entraîné l'évacuation des 70.000 personnes qui vivaient dans un rayon de 20 km autour de la centrale. Les 130.000 autres établis entre 20 et 30 km ont été invités à quitter les lieux où à ne pas sortir de chez eux. Tokyo s'est jusqu'ici refusé à étendre l'ordre d'évacuation à cette deuxième zone, mais les pressions en ce sens sont de plus en plus intenses et les experts jugent la mesure inévitable.
10h31: Deux experts nucléaires français envoyés au Japon
Deux spécialistes du nucléaire, l'un d'Areva et l'autre du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), ont été envoyés au Japon pour apporter leur expertise concernant la centrale atomique de Fukushima-Daiichi, a déclaré la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet. «Nous avons envoyé deux experts, l'un du CEA et l'autre d'Areva, pour commencer, pour pouvoir partager cette expérience sur le pompage et le traitement de l'eau radioactive à Fukushima», a-t-elle précisé. «A ce stade, les deux personnes qui sont parties sont parties pour produire de l'expertise», a ajouté la ministre.
9h53: Nicolas Sarkozy va se rendre jeudi au Japon où il rencontrera le Premier ministre Naoto Kan
«Le président de la République se rendra jeudi 31 mars 2011 au Japon afin d'exprimer la solidarité de la France, à titre national et en tant que présidente du G20 et du G8, avec le peuple japonais dans les épreuves qu'il traverse depuis les événements dramatiques du 11 mars», déclare l'Elysée dans un communiqué. Le président français rencontrera à cette occasion le Premier ministre japonais Naoto Kan et des représentants de la communauté française dans l'archipel. Nicolas Sarkozy doit participer jeudi à un séminaire sur la réforme du système monétaire international à Nankin, en Chine.
9h30: Une vidéo impressionnante mise récemment en ligne du tsunami à Kesennuma
9h19: L'album «Songs for Japan» en tête des ventes sur iTunes
L'album «Songs for Japan» conçu pour récolter des fonds en faveur des victimes du séisme et du tsunami au Japon est en tête des ventes sur iTunes dans 18 pays, dont la France. Cet album de 38 titres, tels que «Imagine» de John Lennon, «Walk On» du groupe U2 ou encore «Born This Way» de Lady Gaga, est disponible depuis vendredi sur Internet pour 9,99 dollars (environ sept euros). EMI Music, Sony Music, Universal et Warner Music ont puisé ces chansons dans leurs catalogues respectifs et les ont mises à disposition pour cet album qui devrait être vendu en magasins à partir du 4 avril. D'après iTunes, l'album a été propulsé en tête des ventes dans 18 pays sur 22, dont la France, les Etats-Unis, l'Allemagne, l'Australie et le Japon. Les sommes recueillies seront versées à la Croix-Rouge japonaise, artistes, maisons de disques, diffuseurs et iTunes ayant renoncé à leurs droits.
9h04: Le Japon pourrait recourir à une hausse d'impôts pour financer la reconstruction
Le Japon n'exclut aucune source de revenus pour financer la reconstruction après le séisme et le tsunami qui ont dévasté une partie du pays, y compris une hausse d'impôts, a annoncé le Premier ministre Naoto Kan. Le gouvernement, toujours aux prises avec des difficultés pour acheminer l'aide dans les endroits les plus touchés tout en essayant de maîtriser un grave accident nucléaire, doit prendre une décision sur la façon de financer le plus gros effort de reconstruction du pays depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon un sondage publié dimanche, plus des deux tiers des Japonais sont favorables à une taxe supplémentaire pour financer cet effort. Naoto Kan a déclaré devant le parlement qu'il n'envisageait pas de hausse de la fiscalité pour le moment mais a souligné que cela faisait partie des possibilités que le gouvernement étudierait. De même, le Japon pourrait renoncer à son projet de réduire de cinq points le taux d'imposition sur les sociétés qui se situe à 40%.
8h59: Du plutonium retrouvé dans le sol de la centrale
Tepco a annoncé avoir trouvé du plutonium 238, 239 et 240 en cinq endroits dans le sol de la centrale, dans des échantillons prélevés la semaine dernière. Le vice-président de Tepco, Sakae Muto, a cependant assuré que ce plutonium, dont la concentration était similaire à ce que l'on peut trouver dans l'environnement naturel, ne présentait pas de danger pour la santé humaine. Tepco a dit n'avoir pu déterminer l'origine de ce plutonium, bien qu'il semble que deux des cinq échantillons résultent de l'accident à la centrale et non de dépôts provenant de l'atmosphère. Selon des experts, une partie au moins de ce plutonium proviendrait de barres de combustible usé ou de dégâts subis par le réacteur numéro 3, le seul à utiliser du plutonium dans son combustible. L'Agence japonaise de sûreté nucléaire s'est déclarée préoccupée par ces échantillons dont l'activité variait de 0,18 à 0,54 becquerels par kilo. «Bien que ce niveau ne soit pas dangereux pour la santé humaine, je ne suis pas optimiste. Cela veut dire que le mécanisme de confinement est rompu, de sorte que je pense que la situation est inquiétante», a résumé Hideko Nishiyama, de l'Agence de sûreté nucléaire.
8h14: Tepco nationalisé par le gouvernement japonais?
Le gouvernement japonais pourrait envisager une nationalisation de la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), entre autres possibilités pour remédier aux problèmes de l'exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, accidentée lors du tsunami. L'avenir de cette compagnie d'électricité, la plus importante d'Asie, est remis en question par la catastrophe nucléaire à cette centrale. L'action Tepco a chuté de 70% depuis lors. Le ministre japonais de la Stratégie nationale, Koichiro Gemba, a déclaré qu'un débat sur un renflouement de Tepco était possible, en réponse à un article du journal Yomiuri selon lequel un plan de nationalisation provisoire de la compagnie était envisagé par certains membres du gouvernement. Selon le quotidien, certains membres du gouvernement ont proposé un plan en vertu duquel l'Etat prendrait une part majoritaire au sein de Tepco, et l'aiderait à verser des indemnisations pour les dégâts provoqués par l'accident nucléaire.
8h10: Les constructeurs automobile japonais toujours perturbés
Nissan Motor a annoncé que le retour à la pleine production de ses usines au Japon prendrait «un certain temps» après les interruptions causées par le séisme. Les usines du deuxième constructeur automobile japonais souffrent en effet des ruptures de livraisons de pièces d'assemblage par les équipementiers. Si la livraison de certaines pièces devraient reprendre dès la mi-avril, l'approvisionnement d'autres pièces pourrait être encore perturbé pendant un certain temps, a ajouté Nissan, détenu à près de 44% par Renault. Le séisme et le tsunami qui ont secoué le nord-est du pays ont effet endommagé plusieurs usines d'assemblages, provoquant jusqu'à aujourd'hui une perte de production d'au moins 400.000 véhicules pour le secteur automobile japonais. Les analystes prévoient d'ailleurs que la pénurie de pièces détachées japonaises devrait également affecter les constructeurs étrangers dans les prochains mois. Un porte-parole du groupe Honda Motor a par ailleurs annoncé que la production serait suspendue jusqu'à la fin de la semaine. Selon les medias japonais, la production du premier constructeur japonais, Toyota Motor, pourrait reprendre vers la mi-avril ou au mois de mai, mais un porte-parole a précisé que la production ne serait probablement pas à pleine capacité, en raison des difficultés à s'approvisionner en pièces détachées.
Le plutonium décelé dans le sol de la centrale atomique de Fukushima-Daiichi, dans le nord du Japon, a renforcé ce mardi les inquiétudes concernant les longs efforts que va devoir poursuivre le pays pour venir à bout du pire accident nucléaire depuis celui de Tchernobyl en 1986. Au parlement, le Premier ministre japonais Naoto Kan a été vivement critiqué pour sa gestion de la crise nucléaire, provoquée par le séisme et le tsunami dévastateurs qui ont fait plus de 28.000 morts et disparus.
Déjà fortement impopulaire, Naoto Kan a assuré à des parlementaires en colère que le gouvernement rendait publiques toutes les informations en sa possession. Il a en outre défendu sa décision de survoler le site de la centrale au lendemain du séisme afin d'évaluer personnellement la situation, fait qui, selon la presse, a retardé le lancement d'opérations cruciales pour tenter de refroidir les réacteurs. Un député de l'opposition, Yosuke Isozaki, a notamment reproché à Kan de ne pas avoir ordonné l'évacuation des populations dans la zone comprise entre 20 et 30 km autour de la centrale.
Kan lui a répondu que le gouvernement menait des consultations sur l'hypothèse d'une évacuation totale dans un rayon de 30 km, ce qui entraînerait le départ de 130.000 habitants, en plus des 70.000 qui ont déjà quitté la zone de 20 km. Jusque-là, ces 130.000 personnes se sont seulement vu conseiller de partir, sans qu'il y ait eu obligation. Naoto Kan a déclaré devant les députés que la situation à la centrale accidentée nécessitait d'être vigilant et il a assuré que les autorités y faisaient face «avec un sens d'urgence maximal».