19h50: Mouammar Kadhafi arme des «volontaires» pour combattre l'opposition
17h00: Première mission de l'aviation quatarie
Les Emirats arabes unis ont confirmé vendredi qu'ils mettraient douze avions de chasse à la disposition des opérations militaires en cours pour faire respecter une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Des avions du Qatar ont d'autre part participé pour la première fois vendredi à ces actions, a dit un responsable français en marge du Conseil européen à Bruxelles. «Le Qatar commence aujourd'hui , a-t-il dit. Il a précisé que les pilotes qataris s'étaient entraînés avec des pilotes français.
15h50: Les opérations de l'Otan vont durer trois mois
Les opérations de l'Otan en Libye pour faire respecter la zone d'exclusion aérienne et l'embargo sur les armes pourraient durer environ 90 jours, a déclaré vendredi une porte-parole de l'Alliance atlantique. «La plupart des scenarios tablent sur une durée de trois mois», a déclaré Oana Lungescu, ajoutant que ce n'était qu'une estimation et que le commandement de l'Otan pourrait être amené à prolonger la durée des opérations en cas de nécessité. La France a prévenu vendredi que l'issue des opérations militaires ne serait pas rapide. «Je doute que ce soit en jours, je pense que ce sera en semaines, j'espère que ce ne sera pas en mois», a dit l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées, apportant un bémol à des propos tenus par Alain Juppé.
15h17: Deux explosions ont été entendues près d'Ajdabiah, où les rebelles tentent de reprendre la ville aux pro-Kadhafi.
15h15: De l'aide humanitaire arrive à Misrata
Les agences humanitaires ont annoncé vendredi qu'elles parvenaient à acheminer leur aide à Misrata, la troisième ville de Libye reprise par les insurgés, mais que la présence de tireurs embusqué gênait leur action. «Un approvisionnement relativement régulier se fait toujours vers Misrata. Mais nous sommes profondément préoccupées par les informations que nous recevons sur les combats dans la ville», a confié par téléphone Simon Brooks, responsable des opérations du Comité international de la Croix-Rouge internationale (CICR) dans la région.
15h00: 153 sorties de l'aviation de la coalition en 24 heures
Les forces de la coalition internationale engagée en Libye ont tiré 16 missiles Tomahawk et effectué 153 sorties aériennes au cours des dernières 24 heures, a annoncé vendredi un porte-parole de l'armée américaine. Les cibles étaient l'artillerie, les forces mécanisées et les structures de contrôle et de commandement des troupes fidèles à Mouammar Kadhafi, a-t-il précisé.
14h30: Les rebelles s'apprêtent à lancer une offensive à Ajdabiah
Les rebelles libyens ciblent cette ville, à 160km de Benghazi, après le refus des forces de Mouammar Kadhafi qui contrôlent la ville de déposer les armes. En s'approchant de la ligne de front, vendredi, un correspondant de Reuters a vu passer quatre véhicules chargés de lance-roquettes et de nombreux picks-up lourdement armés. C'était quelques heures après une offensive aérienne britannique contre des véhicules militaires de l'armée libyenne, dans la nuit de jeudi à vendredi à Ajdabiah. D'une route située à l'est de la ville, les insurgés ont procédé à des tirs d'artillerie nourris et les forces de Kadhafi ont répliqué en lançant deux ou trois obus qui ont explosé dans le désert, de part et d'autre de la route.
14h10: L'OTAN opérationnelle dimanche ou lundi en Libye, selon le ministre italien des Affaires étrangères
L'Alliance atlantique prendra le commandement des opérations militaires en Libye dans deux ou trois jours, a annoncé le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, lors d'une conférence de presse à Tunis. Les 28 Etats membres sont convenus jeudi de faire respecter une zone d'exclusion aérienne en Libye pour protéger les civils face aux forces de Mouammar Kadhafi, mais ils ne se sont pas entendus pour prendre le commandement de l'ensemble des opérations militaires.
13h41: Une initiative pour «une solution politique et diplomatique» en Libye devrait être organisée rapidement, peut-être mardi, avec la Grande-Bretagne et la France, annonce le Président.
13h40: Nicolas Sarkozy au Conseil européen: le commandement politique n'est pas transféré à l'OTAN. La mission principale des frappes reste à la coalition, et non à l'OTAN. La coalition internationale garde la main-mise sur les opérations militaires.
13h28 «La coordination politique de cette opération, ce sont les onze pays de la coalition, pas l'OTAN»
13h25: «En Libye il y avait deux solutions: soit c'étaient les Etats-Unis qui coordonnaient l'opération, soit c'était la machinerie de l'OTAN»
13h24: Sur l'Europe de la Défense, «cela repose sur un couple, le couple franco-britannique»
13h20: Le président de la République, en conférence de presse du Conseil européen : «Il faut une solution politique, pas uniquement militaire en Libye»
13h10: Les rebelles libyens absents de la réunion de l'Union africaine
Aucun représentant de la rébellion libyenne n'a fait le déplacement en Ethiopie, pour assister à la réunion de l'Union africaine (UA), organisation qui souhaite jouer les médiateurs dans la crise. Des représentants de l'Union européenne et de la Ligue arabe participent à la réunion, ainsi que les ministres des affaires étrangères des pays membres du comité de l'UA spécialement mis en place pour suivre la situation en la Libye (Afrique du Sud, Congo, Mauritanie, Mali et Ouganda).
13h00: L'Union africaine veut jouer les médiateurs en Libye
L'UA a annoncé qu'elle souhaitait faciliter des discussions entre le gouvernement libyen et les insurgés. «L'action de l'UA progresse dans le cadre d'un processus politique déterminé visant à faciliter un dialogue entre les parties libyennes sur des réformes à lancer pour éliminer les racines du conflit (...) et qui devrait aboutir à l'élection d'institutions démocratiques», a déclaré le président de la commission de l'Union africaine, Jean Ping.
12h30: Barack Obama à la recherche d'une politique arabe cohérente
Le vent de révolte qui souffle sur le monde arabe conduit le président des Etats-Unis Barack Obama à rechercher un fragile équilibre entre pragmatisme et principes. L'opposition républicaine souligne, elle, l'indécision et la confusion de la politique étrangère du chef de la Maison blanche. L'équation se révèle délicate pour le président américain: comment promouvoir les idéaux démocratiques au Moyen-Orient alors que Washington soutient de longue date des régimes autocratiques comme l'Arabie saoudite au nom d'intérêts stratégiques ou énergétiques? La politique étrangère de Barack Obama affiche une sensible différence avec celle de son prédécesseur, George Bush.
11h55: Des snipers à Misrata
A Misrata, à 200 km à l'est de la capitale Tripoli, la nuit de jeudi à vendredi a été relativement calme. Mais les rebelles ont dit vendredi que des tireurs embusqués des forces régulières occupaient toujours des positions dans la troisième ville du pays, l'une des dernières tenues par les insurgés dans l'Ouest. «Les snipers se dissimulent toujours dans des bâtiments situés sur la rue de Tripoli. Nous ne savons pas combien il en reste», a déclaré un porte-parole des insurgés, Sami.
11hh43: L'intervention en Libye expliquée par l'amiral Edouard Guillaud, chef d'Etat-major des armées, sur France Info
Le chef d'état-major fait le point des frappes... par FranceInfo
11h37: Nicolas Sarkozy sur la Libye: «Tout le mandat, rien que le mandat, seulement le mandat»
Le blog du journaliste de Nicolas Gros-Verheyde, installé à Bruxelles, revient sur l'intervention de Nicolas Sarkozy au Conseil européen.
11h34: Une nuit plus calme dans la capitale libyenne Tripoli
Selon un correspondant de la BBC, la nuit de jeudi à vendredi a été plus calme que les précédentes dans la capitale libyenne Tripoli même si des bombardements de la coalition ont été entendus en périphérie.
11h30: Les missions de l'OTAN n'ont pas vocation de faire des frappes au sol
10h20: Une réunion de l'Union africaine en Ethopie a débuté
9h17: L'opération française pourrait durer des «semaines»
C'est ce qu'a indiqué le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, ce vendredi matin sur France Info. Il a ajouté qu'il «espérait» qu'elles ne dureraient pas des «mois».
8h52: Un avion français a détruit une batterie d'artillerie dans la nuit
Un avion français a détruit dans la nuit de jeudi à vendredi une batterie d'artillerie des forces du colonel Mouammar Kadhafi en Libye, a-t-on appris auprès de l'état-major des armées. Une patrouille française est intervenue sur cette position dans la région d'Ajdabiah, à 160 km au sud de Benghaz, a-t-on précisé de même source.
8h15: Feu vert des députés turcs pour engager le pays dans l'intervention militaire?
Les députés turcs discutaient encore jeudi soir de l'envoi en Méditerranée de cinq navires et d'un sous-marin pour participer aux opérations de contrôle de l'embargo sur les armes à destination de la Libye. Avec six bâtiments de guerre, la Turquie serait la plus grosse contributrice au dispositif au large des côtes libyennes. Mais ses revirements successifs sur les opérations et son opposition à des frappes aériennes illustrent l'embarras d'Ankara, tiraillé entre le pacte qui le lie à ses alliés de l'Otan et son souci de ne pas apparaître trop ouvertement du côté de la coalition pour ne pas se mettre à dos les populations arabes ou musulmanes de la région.
7h39: Les Emirats arabes unis confirment l'envoi de douze avions
«L'armée de l'air des Emirats a promis six F-16 et six Mirage pour participer aux patrouilles qui feront respecter la zone d'exclusion aérienne aujourd'hui en vigueur au-dessus de la Libye», écrit l'agence officielle de presse WAM citant le ministre des Affaires étrangères, cheikh Abdallah ben Zayed al Nahayan. «La participation des Emirats à ces patrouilles commencera dans les prochains jours», ajoute l'agence. Deux chasseurs et deux avions de transport militaires du Qatar sont d'ores et déjà engagés dans les opérations de la coalition internationale.
>> Le point sur les forces militaires de la coalition internationale, c'est par là
7h06: L'intervention militaire a «évité des milliers et des milliers de morts» affirme Sarkozy
Lors d'une conférence de presse en marge d'un sommet européen à Bruxelles, le président français a également assuré qu'elle pourrait cesser dès que les forces pro-Kadhafi rentreraient dans leurs casernes. Il fallait «éviter les morts de la folie barbare d'un dictateur», a-t-il insisté. Selon lui, «si la coalition n'avait pas agi - c'était une affaire d'heures, d'un très petit nombre d'heures - la population de Benghazi aurait été victime d'un massacre». «Tant que la population (libyenne) sera sous la menace de tanks, d'avions, nous serons là», at-il également affirmé, refusant toutefois de donner une date butoir pour la fin de l'opération.
7h: Des proches de Kadhafi tâtent le terrain en vue d'un dialogue
Des membres de l'entourage de Mouammar Kadhafi ont lancé des ballons d'essai en vue d'un cessez-le-feu ou d'un sauf-conduit, déclarent des responsables américains et européens ainsi qu'un homme d'affaires proche du régime libyen. Des messages ont été adressés via des intermédiaires en Autriche, en Grande-Bretagne et en France, a déclaré Roger Tamraz, un homme d'affaires proche-oriental rompu à la négociation d'accords avec Tripoli. Selon lui, Saïf al Islam Kadhafi, le fils aîné du colonel libyen, ainsi qu'Abdoullah Senoussi, le beau-frère du dirigeant, sont les membres les plus importants de l'entourage de Kadhafi à chercher des moyens de sortir de la situation actuelle. Un responsable du conseil américain de sécurité nationale, qui a préféré garder l'anonymat, a déclaré que les gouvernements américain et européens prenaient ces tentatives de contact avec prudence, mais ne les rejetaient pas d'emblée.
Un peu moins d'une semaine après le déclenchement de l'opération «Aube de l'Odyssée», les pays de l'Otan ont conclu un compromis laborieux jeudi soir sur la Libye. Ils vont prendre le relais de la coalition pour imposer une zone d'exclusion aérienne dans le pays, mais pas encore pour les frappes au sol, toujours objet de controverse.
La place exacte appelée à être jouée par l'Alliance atlantique dans l'intervention militaire déclenchée le 19 mars contre le régime de Mouammar Kadhafi, est l'objet d'âpres négociations depuis plusieurs jours, notamment avec la Turquie, opposée aux bombardements. L'offensive a été lancée à l'initiative de la France, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, rejoints par une coalition de pays volontaires, y compris arabes.
Mais les Etats-Unis et plusieurs autres pays, Turquie en tête, insistent pour que la responsabilité militaire totale de l'opération passe le plus rapidement possible sous pavillon de l'Otan, ce que la France voit d'un mauvais oeil de crainte de s'aliéner l'opinion arabe. Et parce qu'elle veut garder une marge de manoeuvre sur le terrain.