Equipe de France: Peut-on encore sauver le sélectionneur Marc Lièvremont?

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Publié le 13 mars 2011.

RUGBY - Si son départ n'est pas à l'ordre du jour, sa marge de manœuvre paraît très réduite après la défaite historique contre l'Italie...

Si tous les chemins mènent à Rome, celui emprunté par le XV de France mène surtout dans l’impasse. Surtout pour son sélectionneur, Marc Lièvremont, désemparé à l’heure de mettre des mots sur la première défaite d’une équipe de France contre l’Italie (22-21) dans le Tournoi des VI Nations. Après les raclées record contre l’Argentine et l’Australie, ces Bleus n’en finissent plus de rentrer à reculons dans l’histoire. En partant d’un constat d’impuissance, quelle marge de manœuvre reste-t-il au sélectionneur?

Démissionner?

Changer ce patron à six mois de la Coupe du monde, relève à priori de la science-fiction. Pourtant, il y avait comme des accents de démission dans les propos de Marc Lièvremont, dimanche en conférence de presse. Toujours prêt à défendre ses hommes contre les critiques, il a le sentiment de ne plus être entendu et pas beaucoup plus compris par des  «qui joueurs qui ne sont pas capables de se prendre en charges». Malgré ce constat d’impuissance, l’ancien troisième-ligne entend «continuer à se battre». Encore faut-il trouver avec qui…

Changer les hommes?

Changer les hommes ? « Certains ont sans doute porté le maillot de l’équipe de France pour la dernière fois, avait prévenu Lièvremont après la déroute en Italie. Je me sens obligé de faire un exemple. » Dimanche soir, il a tenu parole en écartant les trois-quarts Yoann Huget, Aurélien Rougerie, Clément Poitrenaud et Yannick Jauzion. Mais la victime la plus célèbre du fiasco italien est Sébastien Chabal, devenu incapable d’avancer à l’impact.

Changer de jeu?

Oui, mais lequel? En quatre ans d’exercice, le sélectionneur et ses adjoints ont à peu près tout essayé. Le romantisme du début a laissé place à un rugby froid et pragmatique qui a permis le Grand-Chelem de 2010. Aujourd’hui, bien malin celui qui peut mettre une étiquette sur le jeu proposé. A part la mêlée, tout paraît à construire ou reconstruire. «Je ne vois pas du tout où ils veulent en venir», constatait après le naufrage australien Jean-Baptiste Elissalde qui avait connu «le hourra rugby des deux premières années». Quatre mois plus tard, le XV de France évolue toujours en plein brouillard. Et personne ne voit le début d’une éclaircie à l’horizon.

A.P.
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