Si le leader, Lille, fait figure de favori actuellement pour le titre tant son jeu séduit les observateurs, Guy Stephan, le coach adjoint de l'OM, se veut plus mesuré.
Après la victoire étriquée face à l'ACA, comment expliquez-vous que le fond de jeu marseillais soit aussi pauvre actuellement ?
Il y a des périodes comme ça où on n'arrive pas à traduire en match ce que l'on fait à l'entraînement. Il y a peut-être un petit problème de confiance, il y a aussi un problème de relation milieu-attaque qui n'est pas au top. C'est collectif. On n'a pas les combinaisons que l'on devrait avoir ou alors par moments, comme sur le but, où il y a un croisement de course. Ce sont ces mouvements qui déstabilisent l'adversaire. Mais tout ça, on ne le fait pas suffisamment pour parler de match abouti.
Et pendant ce temps, Lille impressionne…
Si on écoute les observateurs, Lille en ce moment c'est le Brésil et Barcelone réunis! Un peu de mesure cela ne fait pas de mal… C'est une équipe agréable à voir jouer, qui marque beaucoup de buts. Mais je suis persuadé qu'ils ne sont pas à l'abri de quelques grains de sable. Ils vont avoir un calendrier qui va s'accélérer avec la Ligue Europa et la Coupe de France. Est-ce qu'ils vont tenir ? Peut-être que oui, peut-être que non. Un championnat, c'est long. Il reste 16 matchs, donc 48 points en jeu. C'est énorme. Ils ont de l'avance au classement. Au goal-average aussi, mais on les reçoit bientôt [le dimanche 6 mars à 21 h]. On continue notre bonhomme de chemin…
Pour vous, l'OM n'a donc pas tiré un trait sur le titre ?
On est là. Je ne vais pas vous dire qu'on joue bien. Mais je préfère voir la bouteille à moitié pleine plutôt qu'à moitié vide. En 2011 on en est à 7 points sur 9, c'est intéressant. On est invaincu, je crois, depuis six matchs, on prend très peu de but et on avance au niveau comptable. On est plus que jamais dans la course.