Ce live est désormais terminé, merci de l'avoir suivi sur 20minutes.fr. Retrouvez la synthèse des événements de ce jeudi en cliquant ici.
21h28: L'opposition satisfaite du discours de Ben Ali
L'opposant tunisien Najib Chebbi s'est félicité ce jeudi soir de la décision du président Zine el Abidine ben Ali de ne pas briguer un nouveau mandat en 2014 et a appelé à la création immédiate d'un gouvernement de coalition. «Ce discours est politiquement important et correspond aux attentes de la société civile et de l'opposition», a dit le fondateur du Parti démocratique progressiste (PDP) dans une interview accordée à Reuters après l'intervention télévisée du chef de l'Etat. «C'est quelque chose que nous demandions depuis longtemps et c'est très bien qu'il ait promis ne pas se présenter à l'élection», a-t-il poursuivi. «Le président a abordé le coeur de la question, les exigences de réformes. C'est très important et je salue ce fait (...) Franchement, je ne m'attendais pas à ce qu'il aborde tous ces problèmes», a-t-il ajouté. «Mais ce qui demeure, c'est comment cela sera mis en oeuvre, et je demande qu'une coalition de gouvernement soit créée (...) La nouvelle politique dans ce discours est bonne, et nous en attendons les détails concrets.»
20h26: Par ailleurs le président Ben Ali a laissé entendre qu'il quitterait ses fonctions en 2014, au terme de son mandat.
20h08: Ce fut court. C'est la fin du discours du président Ben Ali.
20h06: Le président Ben Ali a promis la liberté d'expression politique et de la presse. Il a autorisé les manifestations pacifiques et civiques. «Je vais oeuvrer pour renforcer la démocracie et le pluralisme», a-t-il déclaré. «La volonté du peuple doit rester entre les mains du peuple. Nous sommes tous responsables pour ramener la paix et la sécurité», a-t-il ajouté.
Par ailleurs, il a indiqué qu'il ne serait pas président «à vie». Il souhaite attendre 2014 (fin de son mandat) «dans le cadre d'une concorde civique».
20h04: Le président Ben Ali a indiqué la création d'une commission indépendante qui va enquêter sur les troubles afin de «déterminer toutes les responsabilités en toute objectivité».
«Il faut soutenir les efforts d'apaisement, les réformes ont besoin de calme. Il nous reste beaucoup d'efforts pour concrétiser les promet les initiatives que nous avons prises». Parmi celles-ci, le président tunisien a demandé au Premier ministre de «baisser les prix des matières essentielles comme le pain ou le sucre».
20h02: «Il faut que ce courant s'arrête» a déclaré le président Ben Ali, indiquant qu'il voulait satisfaire les revendications «main dans la main» avec les Tunisiens. Il a exprimé sa «compassion» et sa «douleur» après les évènements de ces derniers jours. «Je n'accepte pas qu'une seule goutte de sang coule», a-t-il insisté.
A propos du «pillage» et des «agressions», le président tunisien a déclaré: «Ce sont des crimes, pas des protestations».
Il faut «distinguer les groupes qui exploitent» ces protestations et ceux qui ont des revendications légitimes. «Assez de violence», a-t-il martelé.
20h01: Le président Ben Ali s'exprime en direct à la télévision tunisienne
Suivez l'allocution présidentielle, en direct ici. Il s'agit de son troisième discours au peuple tunisien.
19h41: Les affrontements font deux nouvelles victimes
Selon des témoins, deux jeunes gens ont été tués, jeudi soir, dans des heurts avec les forces de l'ordre, dans la ville côtière de Soliman, à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Tunis. Selon les personnes sur place, de jeunes manifestants tentaient d'attaquer un commissariat quand la police a répliqué. Les policiers auraient d'abord tiré en l'air pour les disperser, puis directement dans la foule.
Selon un témoin souhaitant conserver son anonymat, «ils ont été touchés à l'abdomen et le second à la poitrine». Deux autres personnes ont confirmé cette version.
19h36: Les Etats-Unis déconseillent de se rendre en Tunisie
Le département d'Etat a recommandé ce jeudi aux Américains de différer tout déplacement «non essentiel» en Tunisie, évoquant une intensification des troubles politiques et sociaux. En outre, il conseille aux ressortissants américains présents dans le pays de se tenir à l'écart de toutes les manifestations et de faire preuve de prudence.
19h15: Indignation du syndicat de l'enseignement supérieur (Snesup)
La commission administrative nationale du Snesup-FSU a réagi, jeudi après-midi dans un communiqué, à la mort d'Hatem Bettahar, enseignant à l'université technologique de Compiègne dans l'Oise. Ce dernier est mort tué d'une balle dans la tête.
«Plus que jamais, nous exigeons du gouvernement tunisien la fin de la répression sanglante, de l'état d'urgence et des couvre-feux», déclare le Snesup-FSU. Le syndicat exhorte également le gouvernement français à «mettre fin à sa complicité à un régime despotioque et d'intervenir auprès des autorités tunisiennes». Selon le communiqué, «Ben Ali doit partir».
La commission appelle l'ensemble de la communauté universitaire prendre part à la manifestation de soutien qui aura lieu samedi 15 janvier dans toute la France.
19h00: Hammamet, cible des pilleurs
Des pilleurs se sont attaqués à la station d'Hammamet en fin d'après-midi, rapporte l'AFP. La ville très touristique est située à 60 kilomètres au sud de Tunis. Plusieurs établissements ont ainsi été visés: un poste de police, une permanence du parti ainsi que certaines résidences qui appartiendraient à des proches de Ben Ali. Selon l'AFP, les pillages ont débuté après une marche pacifique.
18h46: «La France appelle à la retenue depuis le début» selon MAM
Le silence n'est plus de mise du côté du gouvernement français. Après François Fillon, la ministre des Affaires étrangères s'est aussi exprimée ce jeudi sur Europe 1, concernant la situation en Tunisie.
Michèle Alliot-Marie a ainsi affirmé que la «France appelle, depuis le début, chacun à la retenue». Paris demande également «que soit évité un usage disproportionné de la force». «Ce que nous espérons, c’est que les mesures politiques et économiques annoncées par les autorités tunisiennes permettront de faire baisser la tension», a-t-elle ajouté au micro de la radio.
"La France appelle chacun à la retenue"
envoyé par Europe1fr. - L'info video en direct.
18h13: Manifestation de soutien samedi 15 janvier
Dans un communiqué, la CFDT appelle les Français, Tunisiens ou non, «à se joindre à la journée de la mobilisation nationale et internationale des associations tunisiennes». Cette dernière aura lieu samedi 15 janvier dans toute la France. Plusieurs manifestations sont ainsi prévues à Paris, Lyon, Marseille, Montpellier, Lille ou encore Bordeaux, Strasbourg, Toulouse et Rennes.
17h42: Nouvelle allocution télévisuelle de Ben Ali ce jeudi soir
Le président Zine El Abidine ben Ali va s'adresser jeudi «au peuple tunisien», a annoncé l'agence officielle tunisienne, citée par l'AFP. Le président de la Tunisie s'adressera ainsi pour la troisième fois à ses concitoyens. Lors de son précédent discours, mardi soir, Ben Ali avait promis des mesures pour apaiser la situation, dont la création de 300.000 emplois d'ici 2012.
16h44: Un manifestant tué à Tunis
Un manifestant a été tué par des tirs de la police dans le centre de Tunis, selon des témoins cités par l'AFP. Un autre aurait été grièvement blessé par balle.
16h32: Fillon s'inquiète de «l'utilisation disproportionnée de la violence»
En visite à Londres, le Premier ministres'est exprimé en conférence de presse: «Nous sommes extrêmement préoccupés par cette situation, par la violence qui s'est développée depuis quelques jours», a-t-il affirmé. «Nous appelons instamment l'ensemble des parties à faire preuve de retenue, à choisir la voie du dialogue. On ne peut continuer dans cette utilisation disproportionnée de la violence».
16h23: Premier bilan de 66 morts
La FIDH annonce détenir une liste nominative de 66 personnes ayant été tuées au cours des émeutes, qui auraient fait 8 nouvelles victimes, la nuit écoulée.
15h39: Plusieurs appels pour l'ouverture d'enquêtes
Dans un communiqué publié ce jeudi sur son site Internet, la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits del'homme) demande «la création d'une commission d'enquête internationale» concernant la répression «sanglante» des manifestations en Tunisie.
Un peu plus tôt dans la journée, la Haut Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Navi Pillay, a appelé la Tunisie à ouvrir une enquête sur les violences policières. Evoquant le nombre imprécis de victimes, elle s'est également inquiété concernant les arrestations et la torture de certains opposants.
15h18: Des tirs entendus à Tunis
Selon des témoins, des coups de feu ont retenti ce jeudi dans le centre de Tunis. La police aurait fermé les accès à un quartier de la capitale d'où s'élevait une fumée noire. La zone concernée se situe à quelques centaines de mètres du siège de la Banque centrale, dans le quartier le plus commerçant de la ville, où se trouvent également les principales gares ferroviaire et routière.
La nuit n'a pas apaisé les esprits en Tunisie. De nombreux heurts ont continué d'opposer de jeunes manifestants aux forces de l'ordre, dans plusieurs quartiers de Tunis. Le président Ben Ali avait pourtant imposé un couvre-feu, mercredi soir.
Six nouvelles personnes auraient trouvé la mort dans de nouveaux affrontements depuis mercredi en Tunisie, dont un universitaire franco-tunisien qui enseignait à Compiègne (Oise).
Il reste toutefois difficile de chiffrer le nombre total de victimes. Le dernier bilan officiel date de mardi et fait état de 23 décès. Jeudi matin, un opposant tunisien exilé en France Moncef Marzouki a lui évoqué une centaine de morts. Le président du Congrès pour la République, parti d'opposition interdit en Tunisie, a également appelé l'armée à se ranger du côté des manifestants, sur Canal+.
Mercredi, le président tunisien Zine el Abidine Ben Ali a limogé son ministre de l'Intérieur. Le même jour, un porte-parole du Pati communiste des ouvriers en Tunisie, Hamma Hammami, a été arrêté par la police à son domicile. C'est le Parti communiste français qui l'a annoncé, ce jeudi matin.
Le syndicaliste a été arrêté pour ses prises de positions contre le régime de Ben Ali. Sur France Info, son épouse Radia Nasraoui assurait ne pas avoir de nouvelles de lui. Cet événement a été dénoncé par la sénatrice Nicole Borvo Cohen-Seat. «Il est inacceptable que [le gouvernement français] refuse de dénoncer un régime qui utilise la force contre les démocrates et contre le peuple», a-t-elle déclaré.