Les métiers «verts» font rêver les jeunes

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Publié le 2 décembre 2010.

EMPLOI - Mais les débouchés ne sont pas toujours à la hauteur…

«On en entend beaucoup parler et les gens sont de plus en plus sensibles à tout ce qui touche à l’environnement», explique Amaryllis, 23 ans, pour justifier son envie de s’orienter vers un poste «à responsabilité» dans le domaine de l’environnement. Avec un prénom qui la prédestinait à s’intéresser à la nature, la jeune diplômée en éthologie (étude du comportement animal) veut se réorienter vers un secteur «plus porteur». Comme beaucoup de jeunes venus au salon «Planète mode d’emploi», qui se tient à Paris du 2 au 4 décembre, elle feuillette les classeurs du CIDJ  (centre d’information et de documentation jeunesse) à la recherche du métier qui alliera son intérêt pour l’environnement à de réelles perspectives professionnelles.

Métiers utiles ou envie de reconversion, le vert attire

Jacques Levi, conseiller au CIDJ de Paris, témoigne de l’intérêt des jeunes pour les nouveaux métiers «verts» : «Le montage de panneaux solaires intéresse beaucoup, les jeunes se disent que ce sont des métiers utiles car il y a un engouement actuellement pour ces installations, explique le conseiller.  A des niveaux d’études plus élevés, on nous demande des informations sur les métiers du commerce équitable ou les métiers de l’environnement, par exemple le métier d’éco-conseiller».

Portées par le Grenelle de l’environnement, qui prévoit la création et le maintien de 600.000 emplois verts d’ici à 2020, les écoles et universités ont pris le train du développement durable. La plupart des grandes écoles ont créé des diplômes spécialisés, à l’image de HEC avec son Master spécialisé en développement durable. «L’enjeu de ce diplôme est de comprendre le fonctionnement de l’entreprise et comment on peut faire du profit tout en intégrant le développement durable, explique, Jonathan, étudiant de 29 ans en reconversion. Je travaillais dans le packaging pour les parfums et cosmétiques, mais je voudrais changer de carrière pour aller vers le consulting spécialisé».

Des postes d’ouvriers dans les déchets et les eaux usées

Face à un marché de l’emploi difficile d’accès (le taux de chômage des moins de 25 ans s’élève à 25% en France au troisième trimestre 2010), la mode des emplois verts, conjuguant innovation, éthique et défense de l’environnement, fait rêver beaucoup de jeunes. Mais la réalité est moins idyllique: selon une étude du service des statistiques du ministère de l’Ecologie, sur les 400.000 emplois classés «environnementaux» qui existaient en Franc e en 2007, un quart étaient liés au traitement des déchets et un autre quart aux eaux usées. Une étude de l’Insee précise que près de 60% des emplois de l’environnement sont des postes d’ouvriers.

Pour décrocher un poste de cadre, mieux vaut avoir une solide formation initiale doublée d’une spécialisation dans l’environnement. Avec en bonus de l’expérience et un réseau large. «Les intervenants professionnels nous permettent de nous constituer un carnet d’adresses», se félicite Jonathan, après 2 mois de cours en Master développement durable à HEC, une formation qui coûte 16.000 euros l’année.

Audrey Chauvet
Mots-clés
Emploi

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