PARIS - Le thon en boîte n'est pas toujours celui qu'on croit

0 contributions
Publié le 24 novembre 2010.

PARIS - Près d'un tiers des boîtes de thon en vente sont mal étiquetées ou contiennent un mélange d'espèces dans le même contenant, pratique interdite dans l'UE, selon une nouvelle étude indépendante réalisée pour le compte de Greenpeace.

L'étude porte sur une cinquantaine de marques de thon en boîte venant d'Autriche, d'Australie, d'Allemagne, du Canada, d'Espagne, d'Italie, de Grèce, de Grande-Bretagne, des Pays-Bas, des Etats-Unis, de Nouvelle-Zélande et de Suisse. Au total 165 produits différents ont été soumis aux tests.

Ainsi, certaines des boîtes étiquetées comme étant du thon listao, une espèce très commune dans l'océan indien et le Pacifique, contenaient en fait également du thon obèse et du thon albacore, deux espèces dont les stocks ont connus des déclins massifs ces dernières années.

Cette nouvelle étude a été publiée alors que les pays pêcheurs, y compris ceux de l'Union européenne, membres de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique, sont réunis jusqu'au 27 novembre à Paris. Ils doivent fixer les quotas de pêche pour 2011 dans le respect d'une gestion durable des ressources halieutiques.

"Les entreprises remplissent leurs boîtes de thon avec plusieurs espèces, y compris des juvéniles d'espèces en déclin, alors que les consommateurs s'attendent à juste titre à n'y trouver que des produits issus de pêche durable", a souligné Nina Thuellen, de la campagne océans de Greenpeace.

Le mélange des espèces de poissons et la présence de juvéniles victimes de la surpêche sont essentiellement dus à une technique utilisant des objets flottants pour attirer le plus de poissons possible en pleine mer et faciliter la pêche dans d'énormes filets, a-t-elle précisé.

Il arrive ainsi que des espèces menacées de tortues et de requins meurent piégées dans ces filets.

Par ailleurs, les techniques de congélation des poissons rendent difficile le tri de la masse des poissons ce qui explique ensuite la présence de juvéniles et de poissons d'espèces menacées.

"Près d'un tiers ca paraît énorme. Nous, par exemple, nous ne travaillons que du thon entier donc je ne vois pas comment on peut confondre", s'est étonné Frédéric Bergues, directeur qualité chez Connetable, petit producteur français de thon et de sardines en boites, interrogé par l'AFP.

"Le thon n'est pas travaillé dans les bateaux, mais dans les conserveries et la réglementation européenne impose de travailler à partir du thon entier", précise-t-il.

Interrogés, les groupes Saupiquet et MW Brand (Petit Navire), n'avaient toujours pas répondu en fin de journée.

Chaque année près de 4,5 millions de tonnes de thon sont pêchées dans les océans. Sur les cinq espèces principales, le thon listao représente 60%, suivi par le thon albacore (24%) et le thon obèse (10%) du marché mondial du thon.

© 2010 AFP
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr