Conférence de presse de Barack Obama: «On a pris une déculottée»

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Publié le 3 novembre 2010.

POLITIQUE - Barack Obama s'est exprimé depuis la Maison Blanche...

Bilan: Barack Obama accepte sa "part de responsabilité" dans la défaite. Il refuse cependant une remise en cause totale de la politique menée au cours des deux dernières années. Malgré tout, il a répété plusieurs fois qu'il allait devoir "collaborer avec les républicains". Il prévient: "Ce sera difficile".


19h00: Et c'est fini, après une heure de conférence de presse. Merci de nous avoir suivis.

18H55: Il évoque Bill Clinton et Ronald Reagan, dans la même situation avant lui. "Chaque président devrait passer par là (une défaite). Parfois, on perd contact avec les Américains et ça fait du bien d'être secoué". Il plaisante: "Je ne suggère pas qu'une telle fessée est nécessaire, il doit y avoir d'autres manières d'apprendre ces leçons"

18h50: Obama est-il déconnecté? "Il y a un vrai danger quand on est dans la bulle de la Maison Blanche. Mais mon histoire est celle des Américains, du travail dur, de la solidarité. Ca n'a pas changé. Mais ici, c'est dur de ne pas sembler distant. Les lettres que je lis le soir des Américains, certains me brisent le coeur, d'autres me motivent, mais les caméras ne sont pas là pour le voir"

18h45: "Rejetez-vous l'idée que certaines décisions que vous avez prises tirent pas le pays vers arrière?", demande un journaliste. "OUI". On ouvre les paris, ce clip va passer en boucle sur Fox News.

18h45: Obama: "Quand je suis arrivé l'économie était en chute libre. On l'a stabilisée. Le marché de l'emploi repart dans le privé"

18h45: "Don't ask don't tell" (pour mettre fin au tabou homosexuel dans l'armée), va-t-il devoir passer à la trappe? Obama répète son soutien, selon lui partagé par l'opinion publique. Il attend des études de l'armée sur les conséquences (ce que les républicains réclament). Si les conclusions arrivent dans les 60 jours, il n'exclut pas que le Congrès actuel puisse agir avant janvier, et l'arrivée de la majorité républicaine.

18h40: Dossier brûlant avec les réductions d'impôts de Bush pour les plus riches. Obama est prêt à des "négociations" avec les républicains. Il va sûrement devoir accepter de prolonger ces coupes pour le long terme pour la classe moyenne (ce qu'il veut faire), et d'une ou deux années pour les plus riches (il y est opposé car cela creuse les déficits).

18h35: "Quand autant de vos amis sont battus, ça fait quoi"? "Ca fait mal". Pour la première fois, Obama semble fendre l'armure. "Je me remets en question. Aurais-je pu faire les choses de manière différente"?

18h30: Pour ceux qui attendaient un changement de cap brusque vers le centre, il faudra repasser. Obama parle de "compromis", notamment sur le dossier de l'énergie ou sur la "transparence" sur la manière dont Washington fonctionne. Mais il ne semble pas décidé à faire des changements majeurs. Les républicains vont sûrement l'attaquer sur le refrain "Mister President, you didn't get it, vous n'avez pas entendu la voix des Américains"

18h30: "Si les républicains disent non à tout, on ne va pas avancer"

18h30: Priorité pour les 60 prochains jours (pendant lesquels le "vieux" Congrès gouverne toujours)? "S'assurer que la classe moyenne ne paie pas plus d'impôts". Problème, les républicains veulent également que les plus riches conservent les baisses instaurées sous Bush

18h25: Où couper les dépenses? Obama parle surtout d'où ne PAS couper: "éducation, recherche, infrastructures"

18h25: Obama promet une "commission" dont le rôle sera de réduire les dépenses et le déficit

18h20: Il parle de l'assurance maladie, que beaucoup de républicains veulent repousser. Il répète qu'il ne va pas passer son temps à "réexaminer" les décisions déjà prises. Il laisse une ouverture "si les républicains ont des idées pour améliorer" la réforme. Mais "éliminer des points de progrès" comme "ces parents qui peuvent désormais garder un enfant avec des conditions préexistantes sur leur plan jusqu'à 26 ans", pas question.

18h15: Une journaliste insiste: "Vous ne pensez pas qu'il y ait un rejet de votre politique"? "Les résultats ne sont pas là, c'est une évidence", reconnaît le président. Mais en substance, il explique qu'il est trop tôt et que le verdict final sur le succès de sa relance tombera en 2012.

18h15: "Les remèdes (sauver les banques, l'industrie automobile) étaient nécessaires mais pas populaires". Mais Obama assure que ces dépenses étaient "en réaction à une crise", et "pas un agenda"

18h12: "Je dois faire un meilleur boulot"

18h10: Question: "Le message d'hier est-il simplement de la frustration ou un rejet de votre agenda"? Réponse: "C'est indéniable qu'il y a une frustration face à la lenteur de la reprise. Maintenant, il va falloir trouver des dossiers qui rassemblent comme l'Energie". Il lâche un petit "Je suis le président".

18h10: Place aux questions

18h10: Il durcit le ton: "Je ne veux pas que les 2 prochaines années soient tournées sur ce que j'ai accompli en 2 ans". En clair, si les républicains tentent de repousser la réforme de l'assurance maladie, il ne baissera pas les armes.

18h08: "La sagesse n'appartient pas à un seul parti. Je vais devoir travailler plus dur pour constuire un consensus plus large."

18h05: La Collaboration "ne sera pas facile". Mais pour Obama, les priorités seront de "réduire la dette". Car la compétition "n'est pas entre Américains mais avec les compétiteurs étrangers"

18h05: "Les Américains sont frustrés. Ils nous l'ont dit. J'accepte ma part de reponsabilité"

18h00: Il attaque direct; "J'ai déjà appelé les leaders répulicains pour leur dire que j'attendais avec impatience de travailler avec eux"

18h00: Barack Obama devrait commencer par une déclaration avant de répondre aux journalistes. Il ne s'agit pas d'une intervention les yeux dans les yeux avec les américains, mais d'une conférence de presse.

17h55: Un peu de maths: à la chambre, les démocrates ont perdu 60 sièges et sans doute un peu plus. En 1994, Bill Clinton avait été forcé de se recentrer après une perte de 54 sièges. Obama est-il capable de faire pareil? Pas sûr. Obama souffre entre autres d'un problème pour connecter avec les Américains. Des réformes comme celle de la santé ont divisé le pays. En substance, le message jusqu'ici était "vous n'êtes pas contents, mais je fais ce qui est nécessaire, même si vous ne vous en rendez pas compte". Il va clairement devoir ajuster le message.

17h55: John Boehner, qui devrait devenir le leader de la Chambre des représentants reprise par les républicains, a mis la pression: "Je pense que la réforme de l'assurance maladie va détruire des emplois, creuser les déficits et casser un des meilleurs systèmes de santé au monde. On fera tout pour la repousser". La cohabitation s'annonce sport.

17h50: Bienvenue à tous. Barack Obama devrait arriver dans l'East Room de la Maison Blanche d'un moment à l'autre

Jusqu'à quel point Barack Obama va-t-il accepter sa part de responsabilité dans la débâcle démocrate aux midterms. Il va sans doute dire aux électeurs qu'il a entendu leur mécontentement et qu'il fera tout pour mettre fin à la division en tendant la main aux républicains. En somme, le refrain de la campagne.

«Cette fois, il va devoir offrir du concret», estime cependant pour 20minutes.fr le stratège démocrate Garry South. A commencer par un débat brûlant sur les coupes fiscales de George W. Bush, qui expirent dans 60 jours. Obama veut les reconduire pour la classe moyenne. Les républicains veulent aussi inclure les plus riches. De leur capacité à trouver un compromis ici au cours des deux prochains mois (pendant lesquels l'ancien Congrès continue à gouverner) dépendra beaucoup le succès d'une possible coopération future.

Mardi soir soir, le nouvel homme fort républicain, John Boehner, qui devrait devenir le Speaker de la Chambre des représentants, a cependant été clair: «Barack Obama doit nous montrer qu'il a entendu le message des Américains.» En somme, faire le premier pas.

Philippe Berry, à Los Angeles
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