« Le pire, c'est que les joueurs ne se rendent pas bien compte de la situation. C'est peut-être l'insouciance de la jeunesse mais si on ne fait rien, on risque de plonger. » Yvon Pouliquen tire la sonnette d'alarme après la nouvelle et lourde défaite concédée à Reims vendredi dernier (4-1), qui laisse le GF38 scotché à la place de lanterne rouge.
L'entraîneur grenoblois a d'ailleurs tapé du poing sur la table après la rencontre, jugeant que son équipe n'avait « pas le niveau de Ligue 2 ». Une diatribe qui n'est pas passée inaperçue et qui vise à réveiller l'équipe. Car aucun vent de révolte ne souffle sur le terrain côté grenoblois. Difficile, en outre, d'invoquer la malchance après le match de vendredi. « On est toujours à la place que l'on mérite et on n'est pas 20e par hasard, reconnaît Pouliquen. A Reims, on a manqué d'à peu près tout : d'agressivité, de rigueur… On prend deux buts sur coups de pied arrêtés, ce qui n'est pas la première fois. » Avec un effectif aussi jeune et réduit, les solutions de rechange ne sont malheureusement pas légion. Pour le technicien breton, le recrutement d'un joker devient donc de plus en plus urgent. « On recherche un joueur de couloir, de percussion. On avance mais ce n'est pas facile de trouver quelqu'un ayant à la fois ce profil et une expérience de la Ligue 1. » Face à Ajaccio vendredi, ce sera « la victoire ou la mort ».
L'arrivée du milieu d'Arles-Avignon Deme N'Diaye est loin d'être acquise, selon Pouliquen. Annoncé partant, le Sénégalais « est pourtant entré en jeu à Lyon, ce qui complique les choses ».