Onirique et fantastique, férocement surréaliste. C'est ainsi qu'on définira l'œuvre animée du réalisateur tchèque Jan Švankmajer, fêtée par une intégrale cette semaine au Forum des Images.
De l'animation pour adultes
A 76 ans, il est considéré comme l'un des inventeurs de l'animation moderne, plus féru de cauchemars animés que de bluettes pour enfants. Lui-même obsédé par Luis Buñuel ou Franz Kafka, Jan Švankmajer a marqué à son tour des générations d'artistes, bien au- delà des cercles de l'animation, de Topor à Terry Gilliam, de Tim Burton à Bill Plympton, des frères Quay à Peter Greenaway.
On profitera de sa venue pour (re)découvrir quelques pépites comme Les Possibilités du dialogue (1982), sur l'incommunicabilité, (Quelque chose d') Alice (1987), variation iconoclaste sur le thème d'Alice au pays des merveilles ou Jeux virils (1989), avec ses footballeurs qui s'étripent joyeusement.