Soy, c'est la manifestation qui monte doucement, sur la scène nantaise. Depuis huit ans, l'association Yamoy, qui organise le festival, se fait un devoir de proposer au public nantais un aperçu aussi subjectif qu'exigeant de la scène musicale indépendante, rock, électro ou folk.
Le tout en se baladant de salles en salle, voire dans des lieux pas vraiment estampillés musiques actuelles, comme le Château des Ducs cette année.
« Pas une démarche élitiste »
Cette démarche pointue, qui a attiré l'attention de la presse spécialisée, commence à payer auprès du public. « L'an dernier, nous étions complet sur tous les concerts », note Pierre Templé, le programmateur.
Et ce malgré un souci constant de proposer une affiche qui fait la part belle aux découvertes, au risque de ne s'adresser qu'à un public d'initiés. « Ce n'est pas une démarche élitiste, c'est une question de curiosité, argumente Pierre Templé. On défend des groupes et des musiques qu'on pense vrais, et dont l'esthétique vaut le détour. Le but est vraiment d'ouvrir le festival au plus large public possible. »
Cette année, le ton sera résolument psychédélique, à l'image des Australiens de Tame Impala, l'une des trouvailles de cette édition, ou des Parisiens de Yeti Lane. A découvrir : l'électro cérébrale de Rocketnumbernine ou la pop légère et mélancolique de François and the Atlas Mountains.
Du jeudi 28 au dimanche 31 octobre. Pass festival : 45 €, 35 € pour les adhérents Yamoy. Trois concerts gratuits, à 18 h 30, jeudi au Musée des Beaux Arts, vendredi à l'Hurluberlu et samedi au BPM. Programme : www.myspace.com/festivalsoy.