Réforme des retraites: Revivez la journée nationale de manifestations de samedi

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Publié le 16 octobre 2010.

SOCIAL - Il y a eu encore beaucoup de monde dans les rues...


C'est terminé pour ce live, merci de nous avoir suivi tout au long de la journée.

20h: Les manifestants qui protestaient samedi à Paris contre la réforme des retraites se sont dispersés dans le calme peu avant 20h place de la Nation, alors que non loin, une trentaine de militants anarchistes étaient interpellés.

19h15:  L'oléoduc, qui livre le kerosène aux aéroports parisiens, est de nouveau en service, a précisé la direction générale de l'aviation civile (DGAC).

18h35: 90.000 personnes manifestent à Nantes, selon la CGT, qui en avait dénombré 95.000 mardi dernier. La participation serait en revanche identique à celle du 2 octobre, où les syndicats appelaient pour la première fois à manifester un samedi. Ce retrait n'est «pas significatif», selon Marie-Claude Robin (CGT). «Ce qui compte, c'est mardi prochain. La détermination demeure aussi forte.»

18h05: La CGT estime que «près de 3 millions» de personnes ont manifesté ce samedi contre la réforme des retraites. Si ce nombre est identique à celui du 2 octobre, il reste en recul par rapport aux manifestations du 12 octobre.

17h55: Quelque 825.000 personnes ont manifesté en France, réparties entre 264 rassemblements, annonce le ministère de l'Intérieur qui note «le plus bas niveau de participation» depuis le début du mouvement contre la réforme des retraites le 7 septembre.

16h55: La police confirme une baisse de la mobilisation. Quelque 50.00 personnes ont manifesté à Paris contre la réforme des retraites selon un comptage définitif de la préfecture de Police de Paris (PP). Soit 13.000 de moins que le 2 octobre.

16h12: La CGT annonce 310.000 manifestants à Paris. Syndicats et forces de l'ordre ont toujours autant de problèmes avec les calculatrices car la police a compté dans le même temps 20.000 manifestants.

15h07: Bernard Thibault (CGT) demande ce samedi «au Sénat de ne pas voter» le projet de loi sur la réforme des retraites.

15h05: D'après la police, il y avait 20.000 manifestants à Paris vers 15h, soit 30.000 de moins que le 2 octobre, également un samedi, à la même heure.

15h01: Le président de l'Unef Jean-Baptiste Prévost a jugé ce samedi que «quand le pouvoir souhaitait éviter des incidents», il savait «s'organiser en conséquence», commentant les violences en marge de manifestations lycéennes contre la réforme des retraites cette semaine. «En 2006, lors du mouvement contre le CPE, Nicolas Sarkozy avait à deux reprises organisé des rencontres avec les services d'ordre des organisations de jeunesse. Cela n'a pas été le cas depuis le début de cette mobilisation», a-t-il expliqué. «Le gouvernement n'a cessé de tenter de démobiliser les jeunes. Mais plus le gouvernement les ostracise, plus ils répondent massivement dans la rue», s'est félicité le dirigeant syndical. Selon Jean-Baptiste Prévost, «la mobilisation des jeunes est ascendante» et dans les universités, pour l'heure en retrait, «un cap a été franchi jeudi avec de grosses assemblées générales» comme à Rennes-II ou Poitiers.

14h58: Les premières manifestations en Rhône-Alpes et en Auvergne contre le projet de réforme des retraites ont révélé une tendance contrastée ce samedi matin, les syndicats évoquant une mobilisation stable, la police notant un recul de la mobilisation. A Clermont-Ferrand, «environ 35.000 personnes», selon les syndicats, 7.000 selon la police, ont défilé dans la matinée dans une atmosphère «bon enfant», une mobilisation bien moindre que lors des précédentes manifestations, selon la police. De 30.000 à 14.000 personnes avaient manifesté samedi 2 octobre, contre 40.000 et 19.200 le 23 septembre. Les chiffres étaient également très contrastés à Saint-Etienne (Loire), où la CGT dénombrait 52.000 manifestants samedi matin, contre 6.200 selon la police. Le 12 octobre, les autorités recensaient 11.500 participants et les syndicats 50.000.

14h56: Plusieurs manifestations contre la réforme des retraites ont rassemblé ce samedi matin des dizaines de milliers de salariés et lycéens en Aquitaine et en Poitou-Charentes avec une participation à la baisse, ont indiqué les sources policière et syndicale. En Poitou-Charentes, 27.000 personnes ont été dénombrées, selon les syndicats, et 7.500 selon la préfecture (contre 40.000 et 10.000 mardi et 36.000 et 7.500 le 2 octobre).

14h29: François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a accusé le gouvernement français d'avoir «radicalisé le pays» et d'être «en train de le bloquer», avant le départ de la manifestation parisienne en faveur des retraites. Jugeant la mobilisation de samedi «équivalente» à celle du 2 octobre, il a observé que «la lassitude n'existe pas dans la tête des gens, au contraire». «Le niveau de la mobilisation est encore très important et le gouvernement a encore une possibilité, si ce n'est deux, pour ouvrir le dialogue», a-t-il ajouté.

14h28: Plusieurs rassemblements contre le projet de réforme des retraites ont eu lieu ce samedi matin à Nice (Alpes-Maritimes), Mende (Lozère), Draguignan (Var) et Bastia (Haute-Corse). A Nice, plusieurs milliers de personnes - 5.900 selon la police, 25.000 selon les organisateurs- ont défilé dans la matinée contre la réforme des retraites. La participation était stable par rapport à la dernière manifestation du 12 octobre selon les syndicats et en baisse selon les chiffres de la police ( 8.100 manifestants le 12 octobre selon la police).

14h08: Le secrétaire général du syndicat Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a déclaré que les manifestations de ce samedi pour la défense des retraites seraient «au moins du même niveau que ce qui est comparable, c'est-à-dire le 2 octobre». «Dans certains départements, c'est même plus fort», a-t-il ajouté avant le début de la manifestation parisienne. Selon lui, cela montre que «la mobilisation perdure» et «cela augure d'une mobilisation encore plus forte mardi» 19 octobre.

14h07: Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce samedi matin dans les villes de l'Ouest, notamment à Rennes, Saint-Malo, Vannes et Lorient, selon des sources syndicales et policières. A Rennes, le cortège a rassemblé quelque 18.500 personnes, selon la préfecture, 35.000 selon la CGT. Ces chiffres sont en baisse par rapport à la manifestation de mardi, mais en hausse par rapport à celle du samedi 2 octobre.

13h45: Les cheminots ont été appelés par la fédération CGT, premier syndicat de la SNCF, à «renforcer» la grève dès dimanche soir, afin de «conforter le mouvement interprofessionnel contre la réforme des retraites». Le syndicaliste a également annoncé une «forte présence des cheminots» aux manifestation de ce samedi. La CGT-Cheminots a recensé ce samedi en fin de matinée un taux de grévistes de 25,4%, en baisse de trois points par rapport à la veille.
>> Toutes les prévisions du trafic pour le week-end sont par ici

13h13: Il y aurait 340.000 manifestants en France à la mi-journée, dans 140 rassemblements et défilés contre la réforme des retraites, un chiffre «en baisse» selon le ministère de l'Intérieur par rapport aux journées de mobilisation précédentes. A la même heure le 2 octobre, l'autre journée de mobilisation organisée un samedi, le ministère avait recensé 380.000 manifestants dans 150 rassemblements. Selon Beauvau, «environ 500.000» personnes, regroupées dans 100 rassemblements et défilés, avaient manifesté à mi-journée lors de la mobilisation précédente, le mardi 12 octobre.

13h01: La France ne souffre «pas de pénurie» de carburant en raison des mouvements de grève dans les raffineries et de blocage des dépôts pétroliers, a assuré ce samedi Christine Lagarde, ministre de l'Economie, s'exprimant au nom du gouvernement sur RTL. Elle a souligné que «les stocks de carburant sont de plusieurs semaines». La ministre de l'Economie a relevé que seulement «230 stations sur un total de 3.000, soit environ 2%», étaient en rupture totale de carburant.

12h56: Environ 130.000 personnes selon les syndicats, 24.000 selon la préfecture, ont participé dans le calme à Toulouse à la manifestation contre la réforme des retraites. Les manifestants étaient moins nombreux que lors de la précédente journée de mobilisation mardi (145.000 selon les syndicats, 30.000 selon la préfecture) mais un peu plus, d'après les organisateurs, que le 2 octobre, un autre samedi. Les syndicats avaient alors chiffré le nombre de manifestants à 125.000 contre 28.000 pour la préfecture.

12h08: La mobilisation dans le transport routier contre la réforme des retraites en France pourrait s'amplifier la semaine prochaine, les syndicats du secteur appelant les salariés à se prononcer à partir de lundi matin sur de nouvelles actions et notamment d'éventuelles grèves. Ce week-end, la CFDT et la CGT du transport routier organisent des actions ponctuelles, tels que des blocages temporaires de rond-points ou de dépôts pétroliers, et des distributions de tracts.

12h03: Le fonctionnement de «quelques lycées» a été perturbé ce samedi matin à Paris par des manifestations contre la réforme des retraites, a indiqué l'UNL, principale organisation lycéenne. Parmi les lycées touchés, Voltaire (11e), Arago (12e) et Ravel (20e). Dans la matinée, quelques petites manifestations se sont produites aux abords d'établissements franciliens, comme à Colombes, dans les Hauts-de-Seine.

12h: Le dépôt de carburant de Rubis Terminal à Rouen a été débloqué ce samedi vers 4h30 dans le calme par les forces de l'ordre alors qu'une trentaine de manifestants en bloquaient l'accès, a-t-on appris auprès de la CGT. La police a confirmé que le dépôt a bien été débloqué.

11h58: La fédération «Terre de Commerces», qui réunit les associations de commerçants des Bouches-du-Rhône, et la fédération Marseille centre ont procédé ce samedi matin au ramassage des ordures rue Paradis, l'une des principales rues commerçantes. Depuis mercredi, les poubelles s'entassent dans les rues de Marseille où les éboueurs du secteur public (12 arrondissements sur 16) sont entrés en grève reconductible à l'appel du syndicat Force Ouvrière pour obtenir le retrait du projet de réforme des retraites.

11h25: Christine Lagarde, ministre de l'Economie, a exhorté ce samedi les Français à «ne pas paniquer», alors que des mouvements de grève dans les raffineries et de blocage des dépôts font craindre un risque de pénurie de carburant dans le pays. «Je suis sûre que le dialogue social intelligent aidant, on arrivera à des situations de déblocage et non pas de blocage», a-t-elle assuré. Dix des douze raffineries françaises sont toujours à l'arrêt ce samedi matin, indique l'UFIP.

11h20: Le secrétaire général de l'Unsa, Alain Olive a estimé ce samedi sur RTL qu'il fallait «se battre» pour que la réforme des retraites «ne passe pas», car «quand une réforme est votée, ça change un peu la donne». Mais «il y a une autre bataille, pour nous aussi importante, c'est une bataille pour la légitimité. Même votée cette réforme sera entachée d'une forme d'illégitimité dans le pays, et tôt ou tard il faudra la remettre sur les rails et rediscuter», a-t-il ajouté. Selon lui, «les jeunes sont à leur place» dans les cortèges, «à condition que tout ça se passe dans un ordre relatif et qu'il n'y ait pas de débordements. C'est le voeu de toutes les organisations syndicales».

11h16: Plus d'un Français sur deux (57%) réclame au gouvernement de négocier une autre réforme des retraites que le projet de loi actuel, selon un sondage de l'Ifop publié ce samedi dans le quotidien L'Humanité. En revanche, 27% des Français souhaitent que le gouvernement «maintienne en l'état son projet de réforme des retraites». Enfin, une minorité (16%) demande qu'il «renonce à son projet de réformer les retraites».

11h10: Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a rappelé ce samedi sur Europe 1 que «même une loi adoptée ou votée ne met pas un terme à la contestation», mettant «en garde le gouvernement» alors que la réforme des retraites doit être votée mercredi au Sénat. Pour le syndicaliste, le mouvement «est d'une ampleur inégalée depuis de très nombreuses années». «La participation et l'engagement sont bien plus importants que bien d'autres conflits auxquels on fait référence par comparaison ces derniers jours, je pense à 2003, à 1995», a-t-il dit. Il a rappelé que la pénurie d'essence n'était «pas l'objectif», mais que «dès lors que les salariés arrêtent de travailler là où ils sont, cela a un impact sur la vie économique et sociale. Une grève a comme conséquence (...) de perturber la vie quotidienne», a-t-il souligné.

10h26: L'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle dispose de réserves de kérosène jusqu'à lundi soir ou mardi, a déclaré un porte-parole du ministère de l'Ecologie.

10h20: «Un peu plus de 230» défilés sont prévus dans tout le pays, selon la CGT. Une comparaison sera nécessairement établie avec le 2 octobre, également un samedi, lorsque les cortèges avaient réuni entre 899.000 personnes, selon la police, près de 3 millions selon la CGT.

Confortés par une mobilisation «qui ne faiblit pas» à leurs yeux, après les manifestations très suivies de mardi, les leaders syndicaux misent sur des manifestants «aussi nombreux» samedi pour une nouvelle journée nationale d'action.

«Nous sommes sur un mouvement d'ampleur, consolidé et d'amplification»

Tout comme le 2 octobre dernier, les syndicats comptent sur une mobilisation étendue aux familles et aux salariés qui ne peuvent se permettre de manifester en semaine. Ils pourront sans doute compter sur les jeunes et les étudiants, dont la mobilisation monte en puissance depuis cette semaine

«Nous sommes sur un mouvement d'ampleur, consolidé et d'amplification», a souligné jeudi le numéro deux de la CFDT, Marcel Grignard. Quoi qu’il arrive, «le vote du Sénat ne clora pas la mobilisation», a estimé le même jour Nadine Prigent (CGT), pour qui «le mouvement ne s'essouffle pas. C'est un mouvement inédit, unitaire et inégalé en termes de durée et de mobilisation». «La fébrilité est plutôt du côté du gouvernement que du nôtre», selon elle.

«Un 16 plus fort que le 12» octobre

Pour l'instant, «le gouvernement veut accélérer les procédures, on accélère la riposte», a déclaré pour sa part la numéro un de la FSU, Bernadette Groison, soulignant la programmation de «trois journées de mobilisation en une semaine» et souhaitant «un 16 plus fort que le 12» octobre.

De son côté, toute la gauche, du Parti socialiste (PS) à Lutte ouvrière en passant par Europe Ecologie, le PCF ou le NPA, sera elle aussi à nouveau dans la rue samedi à Paris, et partout en France. Pour cette cinquième journée nationale de manifestations, le PS estime dans un tract que «la force et l’ampleur croissante de la mobilisation peuvent encore faire reculer le gouvernement». La patronne du PS, Martine Aubry, qui a appelé jeudi soir le président Sarkozy à «remettre à plat» la réforme des retraites, sera présente à Lille. Le Premier ministre, François Fillon, s’exprimera lui dimanche soir sur TF1.

C.C. avec AFP
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