A vous de juger: revivez en direct les interventions de François Fillon, des syndicalistes et de Ségolène Royal

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Publié le 9 septembre 2010.

MEDIAS - Au menu du jour: la réforme des retraites...

22h53: Eric Woerth retourne dans l'hémicycle pour participer au débat. Ce live, lui, s'arrête ici.

Retrouvez la synthèse de l'émission par ici.

22h52: Quand on l'interroge sur une éventuelle démission, il s'énerve et change rapidement de sujet...

22h51: «Je suis à l'Assemblée de 9h à 1h du matin», raconte Eric Woerth.

22h49: Sans surprise, Eric Woerth n'est pas convaincu par les propositions de Ségolène Royal.
«On vit plus, donc on doit travailler plus longtemps», a-t-il affirmé.

22h48: Il rappelle l'importance de la concertation dans la mise au point de la réforme, notamment avec les médecins, pour les questions de pénibilité.
«Maintenant, l'heure est au débat parlementaire», déclare le ministre du Travail.

22h47: Depuis l'assemblée nationale, Eric Woerth prend la parole

22h42: C'est fini pour les syndicats, qui réclament davantage d'émissions sur les retraites...

22h40:«Il faudrait déjà travailler tous», estime Bernard Thibault, qui dénonce la situation de l'emploi en France.

22h33: Pour François Chérèque «c'est maintenant qu'il faut changer la réforme». En gros, faut pas attendre 2012 et un éventuel changement de bord politique du gouvernement.

22h30: Bernard Thibault l'affirme: «Tous les syndicats sont d'accord pour dire que cette réforme est injuste et inacceptable». Et il explique que le gouvernement a tout fait pour faire passer la réforme pendant les vacances, la coupe du monde, etc.

22h25: Bernard Thibault regrette que les délégués syndicaux s'expriment les derniers, aussi tard

22h20: les syndicalistes sont de retour
Ils évoquent la journée de manifestation prévue le 23 septembre prochain.

22h10: Ségolène Royal critique la méthode de négociations de gouvernement: «Quand Obama réforme le système de santé, il consulte les Américains, il fait des négociations. Martine Aubry a raison de dire que le président n'a pas négocié avec le PS, avec les syndicats.

22h02: «Les seniors sont bien souvent jetés des entreprises», dénonce Ségolène Royal. «Par qui sont-ils payés? Par les allocations chomages. Belle économie! Faut bien les payer les allocations chomage. Donc on va faire des économies sur les retraites en faisant payer les allocations chomage plus longtemps.» Sans compter que ces allocations ne sont pas éternelles, et qu'au bout d'un moment, ils ne toucheront plus rien, poursuit-elle.
«A 55 ans, deux salariés sur trois sont licenciés».

22h: «Ce que François Fillon a prévu, c'est le handicap au moment du départ à la retraite. L'exposition à des produits cancérigènes, le travail de nuit, ça c'est la prise en compte de la pénibilité qui se déclenche bien après qu'on ait pris sa retraite.», explique-t-elle.

21h57: «On travaille déjà plus longtemps. Est-ce que vous avez vu la montée des maladies professionnelles, le mal être au travail?», interroge Ségolène Royal.
«Il faut intégrer, si on allonge la durée de cotisation, on n'est pas contre, on l'a dit, il faut intégrer la pénibilité du travail. François Fillon ne l'intègre pas.» Elle veut intégrer la pénibilité selon les critères d'experts: «je n'ai pas aimé la plaisanterie du premier ministre sur les enseignants. C'est l'exposition aux produits chimiques, le travail de nuit et le fait de porter des charges lourdes», identigie Ségolène Royal.

21h53: «Nous sommes conscients de ce que représente la sécurité sociale pour les Français. Les Français veulent la garantie que les sacrifiques et les efforts soient également répartis», poursuit Ségolène Royal.

21h52: Ségolène Royal rappelle que la cour des comptes a estimé à 25 milliards les fraudes fiscales des plus riches. «C'est preque les 30 milliards qu'il faut pour financer les retraites», souligne-t-elle.
Elle voudrait que l'argent du capital serve aussi à financer les retraites: stock-options, actions, etc.

21h50: «Solennelement, je vous dis oui, nous rétablirons la retraite à 60 ans», affirme Ségolène Royal. «C'est la liberté de pouvoir profiter de son travail quand on a cotisé 40 ans. Vous frappez qui? Les ouvriers, les petits employés, les femmes».
En 2012, le PS reviendrait donc sur la réforme, et sur la possibilité de partir à 60 ans, si la durée de cotisation est remplie.

21h49:«Dans le projet des socialistes, nous acceptons un certain allongement dans la durée de cotisation: le passage à 40 ans, puis à 42 ans», expose Ségolène Royal.
Selon elle, les réformes précédentes (Balladur notamment) ont fait baisser les pensions de 20%.

21h45: «Les banques, les assurances, les fonds de pension attendent de faire main-basse sur ce pactole et que les Français fuient vers le privé, car ils s'inquiètent pour leurs retraites», estime Ségolène Royal. «Si on accepte la réforme de la droite, les fonds de pension auront gagné».

21h44: Elle revient sur le dernier conseil des ministres en 1993, avec François Mitterrand.
«Il nous a transmis un talisman politique: il nous a dit, vous verrez, à chaque fois que la droite arrive au pouvoir elle s'attaque à la sécurité sociale». Et qu'il fallait défendre la retraite à 60 ans, un acquis socialiste.

21h43: «Il n'y a pas de réponse simple», répond la présidente de la région Poitou-Charentes.

21h42: Ségolène Royal a l'air mal à l'aise quand Arlette Chabot lui rappelle que le Parti socialiste n'a pas toujours été très clair sur ses positions sur les retraites.

21h41: «Tous les combats doivent être pris aujourd'hui pour aborder ce moment historique», estime Ségolène Royal. Rue et parlement, en clair. Elle veut défendre cet héritage, et rappelle que les Français sont descendus en masse dans la rue.

21h37: Ségolène Royal vient s'installer sur le plateau
Les membres du gouvernement sont partis, Benoit Hamon, Harlem Désir et différentes personnalités du PS les ont remplacés.

21h34: Le leader syndicaliste met en opposition durée de cotisation et age de départ, considérant que ce dernier est le plus inégalitaire. Et il estime que les plus modestes vont devoir payer pour le financement des retraites.

21h33: François Chérèque, de la CFDT, estime que «les choses ne bougent pas. Les deux bornes essentielles pour la CFDT, les 60 et les 65 ans, c'est le coeur de la réforme, et le premier Ministre a dit que les choses ne changeraient pas».

21h32: «Le premier Ministre ne parle pas de l'emploi et des parcours professionnels», poursuit-il. Il dénonce de la «publicité mensongère de la part du premier Ministre», quand il compare la France aux pays européens.

21h31: Bernard Thibault, de la CGT, «je ne vois pas en quoi il y a quelque chose de nouveau ce soir, je ne m'y attendais pas»
«Il n'y a pas eu d'argument nouveau», explique-t-il.

21h30: Bernard Thibault et François Chérèque vont désormais réagir aux déclarations de François Fillon
Pas de débat avec le premier Ministre, qui a refusé ce format. Les syndicats, eux, ne veulent pas débattre avec Eric Woerth.

21h26: «Un pays où on force un ministre à démissionner, parce que certains médias le demandent, ce n'est plus vraiment une démocratie», affirme François Fillon, au sujet d'Eric Woerth. «Je ne pense pas que demander une décoration pour quelqu'un soit un délit», poursuit-il.

21h19: «La meilleure garantie du niveau des pensions, c'est l'allongement de la durée», réaffirme François Fillon pour la ènième fois. «Si on ne travaille pas plus longtemps, on ne cotisera pas plus», explique-t-il.

21h18: «C'est tout à l'honneur du président de la République d'avoir choisi cette voie, car elle s'imposait», estime François Fillon, alors qu'Arlette Chabot lui rappelait que la réforme de faisait pas partie du programme de Nicolas Sarkozy, en 2007.

21h16: Bernard Thibault et François Chérèque hochent la tête, l'air un peu désespérés par les déclarations du chef du gouvernement

21h15: Et l'emploi des seniors?
Il y aura une «aide à l'embauche des plus de 55 ans», affirme François Fillon, alors que le taux de chômage dans cette catégorie est plus élevé que la moyenne.

21h12: «Qui dans le pays a l'espérance de vie la plus longue? Les enseignants», pointe François Fillon avec un ton ironique, alors qu'Arlette Chabot demande si l'espérance de vie ne pourrait pas être prise en compte pour la pénibilité.

21h11: La pénibilité va être mesurée et introduite dans le système «pour la première fois» et va concerner «30.000 personnes», note François Fillon. Le gouvernement a fait machine arrière sur la question de la pénibilité mercredi.

>> Nicolas Sarkozy veut rester ferme sur le départ à 62 ans

21h09: «Nous pensons que les retraites sont à un niveau qui est bas, donc ajouter une fiscalité supplémentaire sur les retraités, ça ne nous a pas paru raisonnable», affirme le premier Ministre.

21h08: «Je comprends que les Français n'approuvent pas de travailler plus longtemps, mais je leur demande de regarder autour d'eux», martèle François Fillon.

21h04: Et pour les femmes qui ont eu des carrières interrompues?
«Si vous voulez donner plus à des hommes et des femmes qui ont cotisé moins pour des raisons indépendantes de leur volonté, vous donnez moins aux autres. On ne peut pas demander au système des retraites de tout corriger», note François Fillon. Mais d'après lui, l'écart hommes/femmes en durée de cotisation diminue.

21h: Compte-tenu de la crise, ne pourrions-nous pas suspendre le bouclier fiscal, pour réduire les déficits et récupérer quelques milliards, demande le journaliste?
«La question des retraites ne peut pas être financer avec des mesures qui ne sont pas durables», répond François Fillon. «L''équilibre passe par le recul de l'âge de départ», martèle le premier Ministre. Il insiste encore sur ce point, sur lequel Nicolas Sarkozy a déjà rappelé qu'il ne cèderait pas.

20h58: «L'âge de départ à la retraite, ce sera 62 ans, ça concerne les personnes nées à partir du 1er juillet 1951» rappelle François Fillon

20h56: Christine Lagarde est dans le public, pour soutenir son premier Ministre
Nadine Morano est là aussi, Xavier Bertrand également, ainsi que le président du Sénat. L'UMP est venue en force.

20h54: Ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans auront le droit de partir plus tôt. Mais François Fillon ne s'exprime toujours pas pour ceux qui ont commencé à 18 ou 19 ans.
Donc le dispositif des «carrières longues» existe toujours, jusqu'à 17 ans avec la réforme.

20h52: Retour sur les personnes qui commencent à travailler très jeunes, mais qui ne pourront pas partir avant 62 ans...
François Fillon évite la question d'Arlette Chabot et reprend un historique sur le système de retraites par répartition choisi par la France: c'est les actifs qui paient pour les retraités. Il en remet une couche sur la nécessité d'allonger la durée de travail, en raison de l'allongement de la durée de vie.

20h49: En 2018, un comité de pilotage devrait mettre en place quelques ajustements à la réforme.

20h46: «Beaucoup de Français choississent, souvent pas en connaissance de cause, de partir plus tôt. Sans une mesure d'allongement de la durée légale, on ne pourra pas équilibrer le système des retraites», estime François Fillon.
L'âge légal, actuellement fixé à 60 ans, fait grogner opposition et syndicats. François Fillon rappelle qu'ailleurs en Europe, on en est plutôt à débattre de 65, 66 ou 67 ans et non 62 ans, comme là.

20h45: «Il faut admettre l'idée qu'il  n'y a pas une réforme des retraites définitive», prévient le premier Ministre.
En clair: il va falloir continuer à adapter, même après cette réforme.

20h43: «J'ai bien noté qu'il y avait beaucoup de monde dans les rues de nos villes», note François Fillon

20h41: «Ca sert à rien de discuter avec les ministres, alors?» demande Arlette Chabot, alors que les syndicalistes refusent de discuter avec Eric Woerth.
Sans citer le nom du ministre du Travail, François Fillon le défend pourtant.

20h40: François Fillon est sur le plateau, prêt à répondre aux questions
«C'est le président qui décide, il en a toujours été comme ça», commence-t-il par affirmer. Tout a été fait en concertation avec les ministres et le président. Et François Fillon est d'accord avec 100% des propositions.

20h38: «Beaucoup de Français n'ont toujours pas compris ce qui était en jeu sur les retraites», prévient Arlette Chabot
C'est votre cas?
Du coup, on commence par un petit reportage avec les interrogations de certains de nos concitoyens.

20h35: C'est parti. Ce soir François Fillon, Bernard Thibault, François Chérèque et Ségolène Royal vont s'exprimer tour à tour aux questions d'Arlette Chabot.

Eric Woerth est prêt à débattre avec tout le monde, mais personne ne veut se retrouver face à lui. Les syndicats et Ségolène Royal veulent s’adresser à François Fillon, qui préfère s’exprimer seul. Autant dire que l’émission d’«A vous de juger», diffusée en direct sur France 2 ce jeudi soir, est un vrai casse-tête.

>> Une émission à suivre en direct sur 20minutes.fr dès 20h30

Deux jours après la journée de mobilisation contre la réforme des retraites, «tout le monde réclame des débats, mais au finish, beaucoup moins sont prêts à le faire, note Nathalie Saint-Cricq, rédactrice en chef de l’émission, contactée par 20minutes.fr. On est otages de ce qu’ils acceptent: on ne peut pas monter un débat en leur mettant un revolver sur la tempe!»

«Dans un débat, il y a des gagnants et des perdants»

Du côté de la CGT, on déplore que «Matignon ne veuille pas débattre»... mais en même temps, Bernard Thibault, qui sera sur le plateau de l’émission aux côtés de François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, refuse de se retrouver face à Eric Woerth. «Ce ministre a des préoccupations personnelles assez importantes qui le tiennent éloigné du dossier des retraites», explique-t-on à la CGT, en faisant allusion à l’affaire Woerth-Bettencourt. «On ne veut pas que sa situation personnelle interfère avec le dossier.»

Eric Woerth est pourtant «le seul qui a toujours été prêt à débattre avec tout le monde, sans poser de conditions», souligne Nathalie Saint-Cricq. «C’est plus facile d’être seul, alors que dans un débat, il y a parfois des gagnants et des perdants», explique-t-elle.

Quant à Matignon, on souligne qu’un «premier Ministre en fonction qui débat avec des syndicats à la télévision, on n’a jamais vu ça». Et d’ajouter que l’intervention de François Fillon, ce jeudi soir, «était prévue depuis des semaines, et qu’il n’avait jamais été question de débat».

Oriane Raffin
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