Réforme des retraites: les questions au gouvernement en direct

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Publié le 7 septembre 2010.

POLITIQUE - Juste avant, le Président et le Premier ministre ont de nouveau affirmé leur soutien à Eric Woerth...

>> Cliquez ici pour retrouver la synthèse de la séance houleuse de questions au gouvernement de ce mardi.

16h08: La séance est levée. 11 questions au gouvernement sur 15 ont été consacrées cet après-midi à la réforme des retraites alors que la mobilisation contre le projet de loi est très suivie dans l'Hexagone. Les députés commencent à présent l'examen du projet de loi.

16h06: "Pourquoi tant de caricatures? s'insurge Eric Woerth. Cette loi elle est juste (...) Je suis persuadé que la loi du gouvernement est celle qui permettra à la retraite des Français d'être agrantie sur le long terme"

16h: les questions glissent d'Eric Woerth au ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire.

15h56: "Nous devons faire très attention à ne pas alourdir l'ensemble des entreprises françaises au moment où nous sortons de la crise", pour Eric Woerth

15h55: les débats se centrent sur la question de la prise en compte de la pénibilité, l'un des seuls sujets sur lequel le gouvernement a accepté de négocier.

15h52: Eric Woerth répond au député PS Alain Vidalis qui lui reproche de confondre pénibilité et invalidité.

"
Nous avons voulu faire un lien entre péniblité et retraites. Nous n'y étions pas obligé. Nous le faisons dans le cas de la pénbilité que l'on constate car sinon il y a beaucoup d'injustices possibles. (...) Nous déposerons des amendements qui ne remettront pas en cause l'équilibre du texte mais qui l'amélioreront."

15h46: les questions se portent à présent sur les différences entre le système de retraites public et privé. Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron prend la parole.

"Nous avons décidé d'harmoniser les taux de cotisations. Ce sera 6 euros par mois (pour les fonctionnaires) pendant 10 ans, parfaitement absorbés par l'évolution du pouvoir d'achat."

15h43: Eric Woerth martèle son argument sur le recul de l'âge légal de départ à la retraite.

"Tous les gouvernements en Europe font la même analyse sur la retraite: il faut à un moment prolonger l'âge du travail car tout simplement l'âge de la vie est également prolongé".

15h40: les débats se recentrent sur les retraites. Les députés PS reprochent à la réforme de s'appuyer à 95% sur les salariés et de taxer seulement à hauteur de 5% le capital.

15h34: Le débat glisse vers d'autres sujets que la réforme des retraites, notamment la propagation de l'épidémie de dengue aux Antilles.

15h31: Le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez défend la politique de l'emploi du gouvernement.

"Pour la première fois depuis la crise le taux de chômage a reculé
(...) La situation reste évidemment difficile"

15h28: Jean-François Copé: "La réforme des retraites est vitale pour notre pays et nous entendons bien défendre l'intérêt des Français en sauvant le système par répartition".

15h25: Marisol Touraine qui s'occupe des questions des retraites au PS :

«Les postures et les caricatures sont de votre côté. Lorsque je lis sous la plume de M. Copé que les socialistes n’ont rien d’autres à proposer que des taxes et des impôt. Mais vous n’avez pas lu notre projet. Car vous êtes autistes vis-à-vis de l’opposition comme vous êtes autistes à l’égard des milliers de Français qui défilent dans la rue.»

15h18: La séance des questions au gouvernement a été brièvement interrompue après l'intervention de députés communistes, descendus dans l'hémicycle pour distribuer des documents au gouvernement.

15h13: A l'Assemblée, Eric Woerth prend la parole: «Ce n’est jamais facile de réformer les retraites»
«Si demain nous ne changeons pas le système des retraites alors il n’y aura plus d’argent pour payer les retraites des Français, c’est ce que nous dit le Conseil d’orientation des retraites. Il faut évidemment bouger et réformer», estime-t-il.

15h07: A l'Assemblée nationale, François Fillon a tranché: «la question des retraites n’est pas une question de gauche ou de droite, c’est juste une question démographique.»

Il poursuit: «un projet c’est important mais la crédibilité de ceux qui le porte c’est aussi important. Mais la gauche n’a jamais tenu un seul des engagements qu’elle a pris sur l’abrogation de nos réformes. En 1993, vous n’avez pas supprimé la réforme Balladur. En 2003, vous n’avez pas non plus abrogé notre réforme des retraites. En 2007, vous avez combattu la réforme des régimes spéciaux, je n’ai pas vu dans vos propositions que vous comptiez revenir dessus.»

15h04: Jean-Marc Ayrault (PS), lors des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale, s'en prend à la sincérité du gouvernement

«J’accuse le gouvernement de ne pas avoir joué sincèrement le jeu de la négociation avec les syndicats et les partis d’opposition. Dans aucun pays la réforme des retraites n’a été conduite sur une période aussi courte et avec aussi peu de dialogue social.»

Serrer les rangs. A quelques heures de l’ouverture du débat sur la réforme des retraites à l’Assemblée, l’exécutif a tenu à motiver ses troupes pour faire front. François Fillon en personne est venu à la rencontre des députés UMP au palais Bourbon, ce mardi midi.
 
Premier objectif: soutenir le soldat Woerth, affaibli par l’affaire Bettencourt, avant qu’il n’attaque le débat parlementaire dans l’hémicycle. Le ministre du Travail a ainsi été chaleureusement applaudi par les élus de la majorité, comme l’indique lemonde.fr sur Twitter. Jean-François Copé, patron des députés UMP, l’a assuré: Eric Woerth est «l'homme idoine pour porter cette réforme». Ce dernier est censé tenir jusqu’au prochain remaniement, en novembre.

Le chef du gouvernement a donc lui aussi réaffirmé son soutien à son ministre: «Avec le président de la République, on ne s'est jamais posé la question du soutien à Eric Woerth, c'est une question de morale politique», a-t-il déclaré, selon lefigaro.fr. Et d’ajouter: «En démocratie, ce ne sont pas les médias qui font démissionner les ministres. Il n'y a rien à lui reprocher.»

«Des ouvertures en fin de semaine»

Deuxième objectif : faire bloc sur le fond de la réforme. Le Premier ministre a exhorté les députés à «tenir la ligne» sur le report à 62 ans (âge légal de départ) et 67 ans (pension sans décote). Avant lui, Nicolas Sarkozy avait également rappelé à sa majorité qu'il fallait être «ferme» sur ces deux points, lors d'un petit-déjeuner à l'Elysée.
 
Les deux têtes de l’exécutif n’ont toutefois pas manqué de donner du grain à moudre aux syndicats, à quelques heures du départ du cortège parisien. François Fillon a en effet promis des «ouvertures en fin de semaine», notamment sur la pénibilité, selon des sources parlementaires. Nicolas Sarkozy a également rappelé qu’il fallait être «attentif» sur la pénibilité, les polypensionnés et les carrières longues, les trois points ouverts à la négociation.

Catherine Fournier
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