Equipe de France cherche leader désespérément

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Publié le 7 septembre 2010.

FOOT - Avant d'affronter la Bosnie-Herzégovine à Sarajevo mardi soir...

De notre envoyé spécial à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine)

 «Vous avez quand même de grands joueurs, Ribéry, Gourcuff, Toulalan… Ah bon, ils ne jouent pas?! Vous êtes vraiment mal barrés alors!» Le supporter bosniaque a l’humour moqueur après quelques cafés en terrasse dans les ruelles ensoleillées de la vieille ville de Sarajevo.

Avec les absences pour raisons diverses (retraite, suspension, mise à l’écart, blessure) de toute l’ossature de l’équipe de France des cinq dernières années (Gallas, Abidal, Evra, Toulalan, Ribéry, Henry, Anelka), les Bleus se retrouvent effectivement singulièrement déplumés à l’heure d’affronter la Bosnie. 

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Les cadres s’appellent maintenant Hugo Lloris (15 sélections), Philippe Mexès (15 sélections), Alou Diarra (26 sélections) et Florent Malouda (58 sélections). Entre timidité assumée (Lloris) et difficultés à s’imposer à leur poste (Mexès et Diarra), ces quatre là ne sont pas vraiment les plus grandes gueules du foot français.

«Il faut dire aux plus jeunes que les éliminatoires c’est toujours très difficile»

A entendre la belle langue de bois d’Alou Diarra lundi après-midi avant l’entraînement des Bleus, pas sûr que ces cadres-là aient l’étoffe pour porter un groupe en plein doute. Interrogé sur les façon de transmettre aux plus bleus des Bleus l’expérience des grands rendez-vous, le capitaine girondin, qui a joué une finale de Coupe du monde dans une autre vie, n’a pas vraiment donné envie d’écouter la bonne parole des anciens: «Il faut dire aux plus jeunes que les éliminatoires c’est toujours très difficile. L’objectif c’est de prendre un maximum de points. On a loupé notre départ, il faut donc récupérer les points à l’extérieur.» Pas vraiment transcendant.

Laurent Blanc le sait bien, son équipe connaît un déficit de tauliers. «On manque de joueurs d’expérience et les sanctions n’ont rien arrangé, mais on le savait avant, et il faut faire avec.»  Pour le sélectionneur des Bleus, cela implique diluer les responsabilités, et donc faire tourner le brassard de capitaine (Mexès face à la Norvège, Malouda face à la Biélorussie et peut-être Alou Diarra face à la Bosnie), et espérer que ces Bleus là aient autant de sang-froid que leurs prédécesseurs pour éteindre un stade Asim Ferhatovic-Hase en fusion, comme l’équipe de France l’avaient fait au Marakana de Belgrade il y a tout juste un an. Seuls Hugo Lloris, Bakary Sagna et Alou Diarra avaient joué ce match où Henry et Anelka avaient sauvé les Bleus. Et maintenant, le sauveur, il s'appelle comment?  

Pierre Koetschet (à Sarajevo)
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