Quelque chose s’est déréglée en équipe de France. Vainqueurs du champion du monde et d’Europe espagnol lors de leur premier match de poule, les Bleus ne sont, depuis le troisième match face au Canada (68-63), que l’ombre d’eux-mêmes. Déjà dépassés face à la Lituanie mercredi (55-69), les hommes de Vincent Collet ont complètement sombré face à la Nouvelle-Zélande, hier soir (82-70). Déjà qualifiés pour les huitièmes, les Français n’ont pas été capables de se faire violence et de rester sous la barre des onze points d’écart, qui leur aurait suffi pour converser la troisième place du groupe et éviter en huitième de finale dimanche la Turquie, l’un des grands favoris, évoluant à domicile.
>> Revivez le match en live-comme-à-la-maison
La faute à un inquiétant manque d’engagement, d’efficacité offensive et d’intelligence tactique. «On a montré une sale, sale image du basket français aujourd'hui, peste l’ailier des Bleus, Nicolas Batum. On a trop pensé aux calculs, trop pensé à l'adversaire en huitièmes.» En oubliant de jouer pour gagner, l’équipe de France est tombée dans son propre piège. Quatrième et dernière qualifiée de son groupe (alors qu’une victoire hier contre la Lituanie assurait les Bleus de la première place du groupe), elle évite certes la Grèce, comme elle l’espérait, mais sans vraiment y gagner au change.
Impressionnante depuis le début du tournoi, l’équipe d’Hedo Turkoglu n’a pas grand-chose à envier aux grandes nations du basket mondiales que sont les Etats-Unis, à l’Argentine ou l’Espagne. Et avec l’appui de 15.500 supporters dans la nouvelle salle d’Istanbul, l’ambiance risque d’être chaude. «Maintenant, il faut assumer ce qu'on a fait et aller créer l'exploit face à la Turquie, détonne Florent Pietrus. On n'aura rien à perdre. Il faut qu'on montre une meilleure image.» Dos au mur, les Français l’étaient déjà face à l’Espagne en début de compétition. Pour que le résultat que l’on sait...