Comme lors de chaque rentrée des classes, les chouchous se repèrent très vite. Celui de l'équipe de France s'appelle Philippe Mexès, crinière blonde et bronzage californien, sous le soleil de Clairefontaine. Le défenseur de la Roma est le seul sélectionné à avoir tapé la balle avec Zidane. Un tennis - ballon d'une demi-heure, partagé avec trois autres champions du monde, Blanc, Barthez et Boghossian. Mais aussi Jean-Louis Gasset, l'adjoint du Président. Les autres Bleus ont observé les enchaînements de la star d'un peu plus loin, entre deux exercices du même genre.
Mais mercredi, Zizou n'a pas seulement briefé Mexès sur ses contrôles au tennis - ballon. A l'invitation de Laurent Blanc, l'ancien Madrilène est revenu à Clairefontaine pour transmettre à ces nouveaux Bleus une valeur fondamentale: l'amour du maillot tricolore, un fanion que beaucoup ne placent plus au centre de leurs préoccupations. La prise de contact a eu lieu dans le vestiaire, à l'arrivée de l'ancien champion du monde, vers 9h30. Puis il a pris part à un très léger entraînement. Jambes glabres et socquettes courtes, Zizou semble aussi affûté qu'un grimpeur du Tour de France. «C'est bien de remettre les affaires. Ça fait bizarre», lâche simplement celui qui a attendu le déjeuner pour livrer son message aux joueurs, avant de s'échapper en milieu d'après-midi.
Toujours le meilleur selon Saha
L’homme n’est pas un adepte des «grands discours.» En visionnant des images des victoires de 98 et 2000, il leur a juste parlé de renouveau. «Et ils savent que ça passera par des victoires. Dire du mal pour leur faire du mal, ça ne sert à rien. Je n’ai pas de conseils à leur donner. C’est le sélectionneur qui parlera de tout ça. J’espère que cette équipe arrivera à faire quelque chose de sympa. Parce qu’elle a un entraîneur qui sait de quoi il parle. Il a un vécu.» A entendre Adil Rami ou Guillaume Hoarau, les mots ont marqué. «Tu sens que ce qu’il dit vient du cœur, confirme l'attaquant du PSG. Ça donne envie. Il nous a simplement dit que c’est une éternelle remise en question. Il y a un nouveau staff, de la fraîcheur de l’envie. Si on est là, c’est qu’on n’est pas mauvais. On sait jouer au foot, il n’y a pas de problème. Il faut juste que tout le monde adhère au discours.»
Sur la pelouse et devant les caméras, Zidane préfère réserver ses mots à Henri Emile et Fabien Barthez, bras croisés et regard braqué vers le gazon. Pas d'effusion en tribune, où s'entassent quelques centaines de jeunes invités. Pas plus d'agitation parmi les joueurs, pourtant impressionnés par la seule présence de l'ancien Ballon d'or. Sous les yeux de celui qui est toujours le meilleur bleu techniquement (dixit Saha), un simple toro prend des allures de finale de coupe du monde. «C'est quand même important qu'il soit là, glisse Henri Emile, l'intendant et de l'équipe de France. Il faut que les joueurs réalisent certaines choses, parce que c'est leur histoire qu'ils écrivent.» On saura dès vendredi si la visite de Zidane les aide à soigner la première ligne.
| 1 | Montpellier | 82 | 38j | +34 | |
| 2 | PSG | 79 | 38j | +34 | |
| 3 | Lille | 74 | 38j | +33 | |
| 4 | Lyon | 64 | 38j | +13 | |
| 5 | Bordeaux | 61 | 38j | +12 | |
| 6 | Rennes | 60 | 38j | +9 | |
| 7 | Saint-Etienne | 57 | 38j | +4 | |
| 8 | Toulouse | 56 | 38j | +3 | |
| 9 | Evian-Thonon | 50 | 38j | -1 | |
| 10 | Marseille | 48 | 38j | +4 |