Une grande émotion. Après le décès de Laurent Fignon mardi à midi, le monde du sport français a fait l’éloge d’un «homme de caractère, sur le vélo et hors du vélo», comme le souligne son ancien coéquipier Marc Madiot sur I-Télé. «Laurent était le précurseur des champions moderne, poursuit Jean-Marie Leblanc sur France Info, ancien directeur du tour. Il avait du panache, de l’impertinence, du romantisme. Il ne craignait rien ni personne»
Et vous que retenez-vous de Laurent Fignon. Dite-le nous dans les commentaires ici.
Sportivement, son plus grand exploit reste sans doute sa première victoire sur le Tour, en 1983. «C’était une victoire juvénile, celle du talent, de l’audace, témoigne Jean-Marie Leblanc». Mais c’est bien sa défaite pour 8 secondes face à Greg Lemond en 1989 qui a fait de lui un champion si populaire. «Lors de ce duel, explique David Douillet, il avait prouvé qu’il était quelqu’un qui se bat jusqu’au bout. Il allait au bout des choses dans sa carrière d’athlète et dans sa vie d’homme.»
«Un homme de panache, de courage»
«Il a été noble jusqu'au bout (de sa maladie), comme il l'a toujours été, confirme son anicien kinésithérapeute et très proche ami Alain Gallopin, directeur sportif chez Radioschack. Il a donné tout ce qu'il pouvait. Quand il m'avait annoncé son cancer il y a un an et demi, il m'avait dit ‘de toute façon, je n'ai pas peur de mourir’. J'ai vu jusqu'à la fin un combattant. Hier (lundi) matin, on sentait encore qu'il se battait.» Un grand courage qui l’a poussé à continuer sa collaboration avec France Télévisions sur la Tour de France, malgré sa maladie. «Il était un garçon extrêmement honnête, note Daniel Bilalian, patron des sports de France Télé. Il m’avait dit dès 2008 qu’il était atteint de cette maladie. Je lui ai alors proposé de continuer à commenter le tour, car c’était la meilleure thérapie possible.»
«Face à la maladie, il était comme sur le vélo, plein de panache, de résistance, confirme Jean-Marie Leblanc. Il avait eu le courage de révéler publiquement son cancer…». Et d’avouer s’être dopé régulièrement pendant sa carrière de cycliste. «On ne peut pas affirmer dans un sens que c’est le dopage qui a causé le cancer, nuance le docteur Mondenard, médecin du sport interrogé par I-télé. Mais on ne peut pas l’exclure non plus.»