Le Vélib' arrive à Londres

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Publié le 30 juillet 2010.

PLANETE - La capitale britannique inaugure son service de vélos en libre-service...

6.000 vélos, 400 sites et déjà 10.000 abonnés. Le Vélib’ version londonienne est lancé ce vendredi par le maire de la capitale britannique, Boris Johnson. Après plus d’une soixantaine de villes dans le monde, Londres parie sur le vélo pour désengorger les rues de la ville, très encombrée par la circulation automobile.

Une «révolution cycliste»

«Ce que nous créons n’est pas seulement un dispositif de vélo en libre-service, mais une nouvelle forme de transport public, la plus verte et la plus saine», a déclaré Boris Johnson. Selon la mairie, 2% seulement des transports quotidiens à Londres sont effectués en vélo. L’objectif du maire est d’atteindre 5% dans quelques années.

Ça paraît plutôt bien parti: 10.000 londoniens ont souscrit un abonnement avant même le lancement du service, pour pouvoir en bénéficier dès le premier jour. Kulveen Ranger, conseiller pour les transports de la mairie, table sur 30 à 40.000 déplacements quotidiens en vélo: «Ca va changer radicalement et pour toujours le paysage londonien», a assuré le conseiller, évoquant la «révolution cycliste» souhaitée par le maire, lui-même adepte du vélo.

Des autoroutes pour vélos

L’utilisation des «Boris's bikes», surnommés ainsi en référence au maire de Londres, sera gratuite la première demi-heure, puis chaque heure coûtera 1 livre (1,20 euro). Pour une semaine d’utilisation, il faudra débourser 5 livres (6 euros) et pour une année 45 livres (54 euros).

Pour faciliter l’adoption du vélo par les habitants et visiteurs de Londres, la mairie a prévu de créer une dizaine «d’autoroutes cyclables» d’ici à 2015. Deux pistes de ce type ont déjà été ouvertes, matérialisées par un marquage turquoise au sol. Elles permettent de pédaler sur 12,5 kilomètres, avant d’être prolongées l’été prochain par deux nouvelles pistes qui devraient desservir le site des Jeux olympiques.

La mise en place du Vélib’ londonien a été financée par la Barclays Bank, dont le logo orne le garde-boue arrière des vélos. Le coût de l’installation des vélos est estimé à 140 millions de livres (168 millions d’euros) sur six ans.

Audrey Chauvet
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