Wikileaks: la fuite qui pourrait coûter la vie aux informateurs afghans
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Capture d'écran de la page WikiLeaks, «Afghan War Diary», le 26 juillet 2010. WikiLeaks / 20minutes.fr
POLEMIQUE - Hamid Karzaï et le Pentagone accusent le site d'irresponsabilité, qui se défend...
«C'est évidemment extrêmement irresponsable et choquant.» Le président afghan Hamid Karzaï s'est emporté ce jeudi contre le site Wikileaks, qui n'a pas pris soin de masquer les noms d'informateurs afghans travaillant pour les forces internationales dans les documents qu'il a récemment publiés. Un oubli qui pourrait, selon lui, coûter cher.
«Ce sont des vies. Et ces vies sont maintenant en danger», a déclaré Hamid Karzaï. «Nous devons voir le contexte dans lequel ces noms sont mentionnés, et agir en conséquence», a-t-il ajouté au sujet des mesures à prendre pour protéger les Afghans.
La Maison Blanche aurait refusé de coopérer
Le quotidien britannique The Times a indiqué mercredi que deux heures d'examen d'une partie des 92.000 documents dévoilés par Wikileaks avaient suffi à repérer les noms de dizaines d'Afghans supposés avoir fourni des renseignements à l'armée américaine. Le Pentagone s'était déjà élevé contre la publication de ces documents, mettant en danger la vie de ses informateurs et compromettant le travail de renseignement sur le terrain.
Le fondateur de WikiLeaks s'est défendu en affirmant que les documents avaient été relus, à la recherche d'éventuels noms d'informateurs, et que 15.000 d'entre eux n'avaient pas été publiés. Dans une interview publiée ce jeudi dans The Times, Julian Assange accuse même la Maison Blanche de n'avoir pas répondu à sa demande d'aide pour éviter que la publication ne mette en danger des informateurs.
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