Le championnat grec, un nouvel eldorado?

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Publié le 28 juillet 2010.

FOOTBALL - De nombreux joueurs cèdent aux charmes helléniques...

Si le mercato est au point mort en France et faiblard dans la plupart des grands championnats européens, la Grèce est la destination du moment. Pas pour prendre des vacances, mais pour jouer au foot. Sidney Govou, Kevin Mirallas, Albert Riera ont d’ores-et-déjà fait leur valise pour rejoindre Djibril Cissé. Jean-Alain Boumsong pourrait les imiter. Tout comme Franck Queudrue. «Rien n’est signé, confie à 20minutes.fr l’ancien Lensois annoncé à Panionios. J’ai découvert ça ce matin. C’est une possibilité.»

«Un championnat qui monte»

S’il assure avoir des pistes en Angleterre, Queudrue a tout de même déjà réfléchi aux avantages d’aller jouer en Grèce. «C’est un tout. Bien sûr, il y a le climat. Ca va faire un changement parce que ça fait dix ans que je joue en Angleterre. Et puis, je sais que le public grec est chaud, passionné, ça peut donner de bons matchs.» Pas sûr que la douceur des rayons de soleil et la chaleur des fumigènes soient les seules raisons d’un tel changement.

«C’est un championnat qui monte, assure sur RTL Didier Domi, défenseur de l’Olympiakos depuis 2006. Les gros clubs ont un vrai niveau européen et le bas de tableau du championnat grec est une bonne D2, donc ce n’est pas le Qatar.» D’ailleurs, Queudrue ne cache pas son envie de quitter la 3e division anglaise [sous contrat avec Birmingham City, il a été prêté à Colchester en fin de saison dernière] pour des enjeux sportifs plus ambitieux: «C’est plus motivant de jouer en élite, même en Grèce.» «Le fait que le Panathinaïkos joue en Ligue des champions cette saison m'a aidé à prendre la décision de rejoindre le club», justifie de son côté Govou. Cet élan d’enthousiasme se heurte pourtant à une réalité: jamais un club grec n’a remporté un titre européen.

«Des joueurs non payés, il y en a même en Angleterre»

Pudiquement, Queudrue n’aborde pas la question du salaire. Et pourtant, l’attrait des clubs grecs réside dans leur capacité à bien rétribuer les joueurs. Jugez plutôt: Sidney Govou touche au Panathinaïkos 1,4 millions d’euros nets par saison assortis de 800.000 euros de primes à la signature. Etonnant dans un pays où l’économie a bien failli s’effondrer totalement. Pas selon le VRP du championnat grec, Didier Domi: «Les gros clubs ont des mécènes qui ont de l’argent, crise ou pas crise.»

Pourtant, certains joueurs ont des discours beaucoup moins rassurant, comme Frédéric Mendy, choqué par son expérience à Kavala: «On est resté deux mois sans que le président nous paie et je ne peux pas travailler sans qu’on me paie, assure à SoFoot le joueur qui va tenter de se relancer à Laval. Il vaut mieux ne pas aller dans un pays comme ça.» Ces déboires ne semblent pas effrayer Franck Queudrue: «La crise, elle est partout, même en France. Et puis, les joueurs non-payés, il y en a même en Angleterre [voir les problèmes de Portsmouth]. Le tout, c’est de bien discuter avec les dirigeants avant de s’engager.»

Matthieu Payen
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