L'artiste belge Plastic Bertrand a reconnu mercredi qu'il n'avait pas chanté le tube de 1977 «Ca plane pour moi». Ni ses quatre premiers albums. Mais il s’est dépeint comme une victime, instrumentalisé par leur véritable interprète, Lou Deprijk.
Lou Deprijk, c’était son producteur, jusqu’à une brouille, quatre albums plus loin. Deprijk avait trouvé son nom, et ses chansons à Plastic. Mais le poulain n’était pas l’instigateur.
«Moi je veux bien dire que ce n'était pas ma voix, mais il faut alors aussi dire que tout cela a été monté de toutes pièces par Lou Deprijk», a déclaré Plastic au journal belge Le Soir. «[Il] m'a demandé de fermer ma gueule en échange de 0,5% des droits, en me promettant qu'il ferait avec ma voix une nouvelle version. Ce qu'il n'a jamais fait bien sûr», a assuré Plastic Bertrand. «C'est moi la victime. Je voulais chanter, mais il m'interdisait l'accès au studio».
Accès interdit pendant 4 albums. Les quatre premiers, de 1977 à 81, ceux sur lesquels on entend «Stop ou encore», «Sentimental moi», «Tout petit, tout petit la planète». Du coup, c’est Plastic qui menace désormais de procès, parce qu’il en a «marre» de tout le bruit autour de cette affaire. Motif: diffamation.
Il avait déjà tenté le coup et perdu, en France. Il avait lui-même traité son ex-compagnon de route d’«escroc».