Coupe du monde: Les Espagnols rouges de plaisir

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Publié le 12 juillet 2010.

MONDIAL2010 - Dans la douleur la victoire est plus belle...

De notre envoyé spécial à Johannesburg,

Comme toutes les premières fois, les Espagnols ne risquent pas de l’oublier. «C’est un moment historique, et ça ne va pas se répéter très souvent», savoure Cesc Fabregas. Voilà donc la Roja dépucelée. Elle fait partie d’un club très select où on n’accepte pas n’importe qui. Et elle ne dépareille pas. Son obsession du jeu, la qualité de ses leaders techniques et sa constance à un très haut niveau en font un beau champion. «On n’a pas seulement pensé à gagner, ce qui est important, mais on a aussi pensé à d’autres valeurs», souligne Del Bosque. Celle d’un football vivant qui a tout de même failli dérailler devant la violence des tacles néerlandais. «Je suis ici pour parler des belles choses. Et si on n’a pas tout le temps bien joué, c’est parce que la Hollande nous y a obligé. Mais après l’occasion de Robben sauvée par Casillas, ils ont joué plus bas et on commencé à bien jouer», souffle le sélectionneur. 

Hommages et gros calins

Le soulagement n’est donc pas seulement à la hauteur de l’attente du pays. «On a beaucoup souffert, mais ça en valait la peine», promet Xabi Alonso. C’est le but d’Iniesta à quatre minutes des tirs-au-but qui a définitivement cousu une première étoile sur la tunique espagnol. Et en-dessous de celle-ci, le Barcelonais avait planqué un mot à la mémoire de Dani Jarque, footballeur décédé il y a un an. «Je voulais qu’il soit avec moi, je voulais qu’on ai sa force. On voulait lui rendre hommage, et c’était la plus belle façon de le faire», raconte le héros de la finale. Cette solidarité, même avec ceux qui ne sont plus là, c’est aussi la clé du succès des Espagnols. «Nous sommes ensemble depuis 50 jours sans aucun incident, ils peuvent être fiers d’êtres des footballeurs professionnels. Ca a une valeur incalculable pour l’Espagne», lance Del Bosque. Un mois et demi sans femmes et enfants, c’est très long. Et c’est sans doute pour ça qu’Iker Casillas n’a pas pu s’empêcher d’embrasser Sara Carbonero en direct. Maintenant, il est le premier espagnol à avoir soulevé la Coupe du monde, alors il a tous les droits.

Antoine Maes, à Johannesburg

 

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