Raymond Domenech: «Je suis le responsable de tout ce qu’il se passe»

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Publié le 21 juin 2010.

FOOT - Le sélectionneur répète qu'il ne cautionne pas le mouvement de révolte de ses joueurs...

De notre envoyé spécial à Bleomfontein (Afrique du sud),

Il a débarqué avec un nouveau survêtement de l’équipe de France. Tout bleu, sur son tee-shirt blanc. En revanche, son sentiment sur le mouvement de grève de ses joueurs, dimanche, reste le même. Raymond Doemenech ne le cautionne pas. Anticipant les questions sur le sujet, il s’est lancé dans une longue tirade, précisant que «la sanction prise à l’encontre de Nicolas Anelka est entièrement justifiée. Personne n’a le droit de se comporter de telle manière. L’exemplarité des sportifs de haut niveau est quelque chose d’important.»

Puis concernant la lecture de la lettre des joueurs, il serait donc intervenu pour mettre fin à «une aberration, une imbécilité, une stupidité sans nom. Quand on a tous essayé de les convaincre que c’était ahurissant, je me suis dit stop. Il faut arrêter la mascarade. Je me suis dit les gens ont le droit de savoir. J’ai pris le papier, et je l’ai lu». Fin du débat. Sur le sujet, il ne dira plus rien d’intéressant.

Revivez le live de cette conférence de presse ici...

Dans ces conditions, ce match n’est-il pas impossible à préparer?
C’est difficile, dans le contexte. Ils y ont laissé beaucoup d’énergie. C’est dommage. Il n’y a plus de mots pour expliquer tout ce qu’il s’est passé. Il ne reste que des actes. Ils seront sur le terrain. Tout le reste n’a aucun intérêt.

Ne vous sentez-vous pas totalement désavoué?
Le problème n’est pas là. Je suis responsable. Ma responsabilité est de les préparer pour le match de demain et c’est la seule chose qui compte

Comment peut-on avoir la certitude que c’est vous qui ferez l’équipe mardi?
Même si je vous le dis, vous n’allez pas me croire, mais je vous le dis quand même. J’ai toujours fait l’équipe, personne ne m’a dicté ce que je dois faire. Ce sera exactement pareil demain, je ferai l’équipe que j’ai envie de faire.

Avez-vous encore confiance en vos joueurs?
J’en ai 22. Ce mot confiance n’a plus lieu d’être. Je n’ai pas à leur faire confiance, je vais les mettre dans la meilleure situation pour qu’ils soient le plus efficace. A eux de montrer sur le terrain qu’ils se sont rendu compte de ce qu’ils avaient fait. Et ils l’ont fait. Ils savent que le seul moyen de rattraper le coup est d’être performant sur le terrain.

Hottmar Hitzfeld a dit qu’il serait parti à votre place. Avez-vous songé à démissionner?
Chacun sa vie, moi je ne me mêle pas de la vie des autres.

En quoi savez-vous que les joueurs regrettent ce qu’ils ont fait?
Dans la qualité de l'entraînement de ce matin déjà. C'est déjà pas mal.

Pensez-vous que certains joueurs n’aient pas envie de jouer ce match?

C'est une possibilité qu'on va envisager ce soir pour savoir quelle équipe aligner.

Comment expliquez-vous l'hystérie qui entoure votre équipe? C'est l’enfermement?
On n’est pas enfermé, on est ouvert. En plein vent, même. J’ai oublié de dire quelque chose. Je ne cautionne pas non plus le titre (du journal L’Equipe sur l'insulte d'Anelka) et ce qui a été émis dans la presse.

Vous sentez-vous coupable et responsable?
Je suis le responsable de l’équipe de France et de tout ce qu’il se passe.

Propos recueillis pas Romain Scotto, à Bloemfontein
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