De la « Red Bull musique ». Pour leur véritable premier album, Atlantique, les Nantais de Minitel Rose sont restés fidèle à l'énergie de leur sept titres The French Machine, paru en 2008. Moins référencés années 1980, leurs treize nouveaux morceaux, alliant pop et musique électronique, s'accordent parfaitement avec l'été qui approche.
« On avait envie de faire un disque festif, que les gens puissent partager ensemble, confie Raphaël D'Hervez. De la musique que tu entends même s'il y a cinquante personnes dans la pièce. » Pour composer et enregistrer l'album, le groupe s'est isolé pendant un mois face à l'océan. Avec l'objectif d'arriver à un résultat homogène, tout en puisant dans des choses aussi variées que le rock de Wolfmother et le R'n'B des N.E.R.D. de Pharell Williams.
A l'aide de grosses nappes de synthés, Minitel Rose aligne ainsi les tubes en puissance chantés en anglais et traitant de manière imagée de thématiques existentielles. « Ça nous faisait chier d'avoir juste un refrain qui dit “We love together” », résume Quentin Gauvin. Le groupe a surtout travaillé la structure de ces morceaux pour affoler les dancefloors. « Il faut qu'à l'apogée, les gens n'en peuvent plus », lâche Quentin.
Résultat, Atlantique devrait leur ouvrir un peu plus les portes d'une reconnaissance internationale, là où le Minitel avait échoué dans les années 1980. Ce qui amuse beaucoup le trio : « C'est l'heure de la revanche. » Boris Bastide