Une proposition à négocier. Lors d'une réunion hier matin, le comité d'entreprise de General Motors (GM) Strasbourg a examiné le projet de reprise de leur usine par son ancienne maison-mère, GM Company. Appartenant actuellement à Motors Liquidation Company (société chargé de liquider les actifs du constructeur auto), l'usine de boîtes de vitesse est en vente depuis août 2009. « On ne va pas cracher dans la soupe. Il s'agit du meilleur repreneur pour assurer la pérennité du site », explique Jean-Marc Ruhland de la CFDT. Mais voilà, « il y a un hic », poursuit-il. En effet, si GM Company assure le maintien des 1 114 emplois, en revanche, il exige la réduction de 10 % du coût de la masse salariale. Il faut que le site « reste concurrentiel », indique la direction dans un communiqué.
« Un chantage à l'emploi »
« C'est un chantage à l'emploi, pointe Jean-Marc Ruhland. Nous voulons conserver l'emploi mais pas à n'importe quel prix. » Pour Roland Robert de la CGT, les conditions émises sont « scandaleuses ». « GM veut revenir sur nos acquis sociaux. Sur nos 11 jours de RTT, 9 seront supprimés. Et l'entreprise ne prendra plus en charge que 50 % de la mutuelle contre 98 %. En plus, il veut nous racheter pour 1 € symbolique, c'est honteux ! », s'indigne-t-il. « GM propose d'augmenter le volume de la production pour tenir jusqu'en 2013 et d'enchaîner alors avec un nouveau projet, explique Jean-Marc Ruhland. Mais, nous voulons avoir plus de garanties. » Le 23 juin, un représentant de GM Company viendra détailler la proposition de reprise. Les salariés auront alors un mois pour se décider. L'avis sur le projet devra être rendu le 23 juillet au plus tard.