« Du monteur électricien jusqu'au cadre, tout le monde s'est mobilisé. C'est inédit chez Clemessy », lance le délégué CFDT Dominique Le Morvan. S'inquiétant d'un possible démantèlement de leur société, « 100 % » des 1 200 salariés mulhousiens de Clemessy ont débrayé, hier. La grève a également été suivie par « 90 % » des 4 000 autres employés que compte à travers le pays cette filiale du groupe Eiffage, spécialisée dans l'ingénierie et les installations électriques. La raison de leur colère : la nomination à leur tête de François Massé, le président de Forclum, une société évoluant dans le même secteur qu'eux. La double casquette de ce dernier peut leur porter préjudice, estimaient hier les grévistes. Et ce d'autant plus, précise Dominique Le Morvan, que le patron d'Eiffage « Jean-François Roverato demande que Clemessy cède à Forclum 230 millions d'euros de son chiffre d'affaires [sur 553 en 2009]. » Réclamant des garanties sur l'emploi et le développement de leurs activités, une délégation intersyndicale rencontrera François Massé, vendredi, à Mulhouse.P. W.