AIG vendrait sa filiale d'assurance vie

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Publié le 2 mars 2009.

L'assureur américain AIG, de nouveau exsangue financièrement, est acculé à devoir céder ses actifs les plus précieux, comme la filiale d'assurance-vie Alico, pour laquelle le concurrent MetLife a proposé 11 milliards de dollars.

L'assureur américain AIG, de nouveau exsangue financièrement, est acculé à devoir céder ses actifs les plus précieux, rapporte mercredi 25 février le New York Times, citant la filiale d'assurance-vie Alico, pour laquelle le concurrent MetLife a proposé 11 milliards de dollars. AIG a reçu une offre préliminaire de son concurrent américain pour 11 milliards de dollars. Ce prix d'achat pourrait être abaissé à 8 milliards en raison de la dégradation récente de l'activité d'Alico, qui opère dans 55 pays, selon le quotidien, citant des sources proches du dossier.

AIG aurait également reçu une offre du français AXA, qui serait intéressé par toutes les activités de cette entité à l'exception du Japon, poursuit le journal, qui ne connaissait pas le prix proposé par AXA. Cette information survient alors qu'AIG s'apprête à publier lundi 2 mars une perte trimestrielle qui pourrait se chiffrer à 60 milliards de dollars, selon la presse, ce qui en ferait les plus mauvais résultats jamais publiés par une entreprise américaine.

Pour survivre à ces résultats, qui s'ajoutent à une perte nette de 43 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de l'année, AIG cherche à trouver très rapidement des liquidités, ce qui l'a conduit à demander ces derniers jours une rallonge de 60 milliards de dollars à Washington, d'après les médias américains, une information non confirmée par le groupe. L'Etat fédéral a déjà renfloué AIG à hauteur de 150 milliards de dollars depuis septembre dernier en échange d'une mise sous tutelle de l'ex-numéro un mondial de l'assurance, afin d'éviter une faillite qui aurait des répercussions désastreuses sur plusieurs entreprises et institutions. Depuis, AIG cède des actifs tous azimuts pour rembourser l'Etat fédéral, mais n'a à ce jour pas touché aux joyaux de sa couronne, comme cela pourrait être le cas avec Alico. Comme d'autres établissements financiers américains, AIG s'est brûlé les ailes avec des placements à risques, dont la valeur s'est évaporée avec la crise financière.

E24 avec AFP
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