Nouveau scénario. Avec la chute vertigineuse de la demande de véhicules et une baisse de 40% de la production industrielle américaine, GM a été contraint de revoir ses hypothèses de travail par rapport à son premier plan de restructuration présenté en décembre 2008.
Selon le constructeur, en 2009, les ventes de véhicules aux Etats-Unis devraient atteindre 10,5 millions d'unités, son plus bas niveau depuis 1970. Les autres continents ne devraient pas se porter mieux avec 4,6 millions de voitures vendues au Japon (niveau jamais atteint depuis 1977) et 13,5 millions en Europe.
Face à un climat général dégradé, son scénario de ventes de véhicules aux Etats-Unis a été sévèrement revu à la baisse. En décembre, son hypothèse reposait sur 12 millions d'unités vendues en 2009. En Février, ce niveau devient le scénario optimiste. Le constructeur table maintenant sur 10,5 millions de véhicules vendus cette année et au pire 9,5 millions. Pour 2010, il s'attend à un léger mieux avec 11,5 millions d'unités écoulés sur le territoire américain.
En ce qui concerne le prix du carburant, un élément déterminant pour GM dont les voitures sont accusées d'être très gourmande, là encore, l'américain joue la carte de la prudence. Pour 2009, le prix du brut est attendu à 53 dollars le baril, à 68 pour 2010, et 87 pour 2011. Le prix de l'essence devrait se situer autour de 2,05 dollars le gallon, et 2,70 en 2010. "GM estime que l'augmentation des prix va être plus lente alors que la demande d'énergie va progressivement reprendre avec l'économie".
Compte tenu des circonstances, le constructeur automobile américain ne se fait pas d'illusion: il va perdre du terrain face aux autres constructeurs. Aux Etats-Unis, il table sur une part de marché de 21,1% en 2009, mais de 20,4% en 2010, et de 19,5% en 2011. Une dégringolade sévère par rapport aux 23,8% affiché en 2006. Au niveau mondial, sa part de marché devrait atteindre au mieux 12,7% en 2010 contre 13,5% en 2006.
Ce nouveau scénario plus noir retarde de deux ans la sortie de crise pour GM. Son plan de restructuration s'échelonnera jusqu'en 2014 au lieu de 2012 comme prévu en décembre. D'où la nécessité, selon GM, d'une nouvelle aide du gouvernement américain.