Le président des Etats-Unis Barack Obama promet de défendre les constructeurs automobiles américains en grande difficulté, estimant devant le Congrès que "le pays qui a inventé l'automobile ne peut pas l'abandonner".
"Nous nous engageons à tenir le cap d'une industrie automobile rénovée et recrée qui puisse soutenir la concurrence et gagner", a déclaré Barack Obama lors de son premier discours devant le Congrès depuis son investiture.
"Des millions d'emplois en dépendent. Des dizaines de villes en dépendent. Et je pense que le pays qui a inventé l'automobile ne peut pas l'abandonner", a-t-il lancé, sous les applaudissements des parlementaires des deux chambres.
A la fin de l'an dernier, le Congrès a volé au secours des deux grands constructeurs General Motors et Chrysler au bord de la faillite. Ford n'a pas réclamé de fonds publics, mais les experts du secteur estiment que ce n'est qu'une question de temps avant que le constructeur ne frappe aussi au guichet de l'administration.
Mais les milliards débloqués en leur faveur ne sont pas suffisants: GM et Chrysler réclament respectivement jusqu'à 16,6 milliards de dollars après les 13,4 milliards déjà versés, et 5 milliards après les 4 milliards déjà obtenus.
GM et Chrysler ont jusqu'à fin mars pour annoncer des plans de restructuration en échange de l'aide de l'Etat. Barack Obama a affirmé que cette restructuration était impérative pour une industrie qui s'est trop longtemps reposée sur le marché des véhicules gourmands en essence et est désormais battue en brèche par la concurrence étrangère sur son marché intérieur. Après des années "de mauvaises décisions, la récession mondiale accule nos constructeurs au bord du gouffre", a-t-il observé. "Nous ne devons pas les protéger et nous ne les protégerons pas contre leurs propres erreurs".