Sarkozy se défend de tout protectionnisme concernant l'automobile

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Publié le 11 février 2009.

En réponse aux critiques de partenaires européens, le président de la République affirme que le plan de soutien au secteur automobile n'est "en rien protectionniste".

Nicolas Sarkozy a affirmé mercredi 11 février à Koweït que le plan de soutien de plusieurs milliards d'euros au secteur automobile en France, en échange de la promesse par les constructeurs de ne pas délocaliser, n'était "en rien protectionniste". Le chef de l'Etat s'exprimait lors d'une conférence de presse donnée à la fin de sa tournée dans le Golfe, qui l'a conduit mardi et mercredi à Oman, à Bahreïn et au Koweït.

"Un million de voitures (françaises) ont été construites ailleurs qu'en France en trois ans. Je n'ai pas entendu beaucoup de personnes qui nous en félicitaient lorsque ça "partait" chez eux", a-t-il souligné. Selon lui, "il n'est donc pas absolument anormal que nous souhaitions, avec l'ensemble des contribuables, faire fabriquer les nouveaux moteurs dans les usines en France. Il n'y a là rien de protectionniste du tout", a-t-il insisté.

"S'agissant de l'emploi dans l'industrie automobile, c'est ma responsabilité de préserver l'emploi en France. Ce plan automobile sert bien à nos voisins européens parce que si on n'avait pas engagé ce qu'on a engagé au service de PSA et de Renault, c'est leurs implantations partout en Europe (ndlr: notamment en République tchèque et en Slovénie où une partie de la production a été délocalisée) qui s'en trouveraient menacées", a-t-il dit. "Si d'autres pays européens veulent participer au financement des plans pour sauver des constructeurs français qui travaillent en Europe, naturellement, nous les accepterons bien volontiers", a-t-il ajouté.

"S'agissant des demandes d'explications de la commission (européenne), ce n'est pas la première fois que je les lui fournirai sans aucun problème", a-t-il également affirmé. La France a annoncé lundi des prêts de six milliards d'euros à taux préférentiels pour ses deux constructeurs nationaux Renault et PSA Peugeot Citroën, en contrepartie d'engagements sur le maintien de la production et de l'emploi en France. Ce plan a déclenché les critiques de partenaires européens qui accusent la France de "protectionnisme".

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