L'entité fusionnée entre la Caisse Nationale des Caisses d'Epargne et la Banque Fédérale des Banques Populaires recevra entre 2,5 et 5 milliards d'euros sous forme de prêts subordonnés, affirme lundi la ministre de l'économie et des finances.
La fusion des deux établissements, qui doit être annoncée d'ici jeudi prochain et dont les grandes lignes sont sur le point d'être finalisées, doit donner naissance au deuxième groupe bancaire du pays, et tirer un trait sur l'échec du rapprochement des activités de gros au sein de Natixis.
Christine Lagarde a également indiqué qu'il y "aura une évolution du management" du nouvel ensemble, sans toutefois confirmer si François Pérol, l'actuel secrétaire adjoint de l'Elysée en charge des questions économiques, en prendra la direction. "François Pérol serait un choix de confiance et de compétence", affirme la ministre, qui s'exprimait sur l'antenne d'Europe 1.
L'annonce de cette prochaine fusion faisait bondir le titre de Natixis à la Bourse de Paris. A 12h26, l'action Natixis gagnait 8,4% à 1,10 euro, dans un marché en hausse de 1,2%.
Pour un courtier parisien, l'injection de capital par l'Etat français constitue une bonne nouvelle pour Natixis. La banque de gros verrait son ratio de solvabilité renforcé tout en écartant l'hypothèse d'une augmentation de capital dilutive pour ses actionnaires, déjà douchés par la chute du cours de Bourse.
La vidéo de l'entretien de Christine Lagarde.