La polémique sur les aides massives accordées au secteur bancaire et les critiques adressées aux banquiers sur leur rôle dans la crise financière actuelle et dans la récession économique a dépassé le seuil de tolérance chez BNP Paribas.
"Trop c'est trop". Jeudi 19 février, lors de la présentation des comptes annuels du groupe bancaire, son directeur général est sorti de ses gongs, estimant que le "summum de l'excès" avait été atteint. "Evoquer la nullité des banquiers est excessif et injustifié", a martelé Baudoin Prot.
"Les banques françaises ont fait preuve d'une résistance inégalée de leur résultats par rapport à leurs concurrentes à l'international. Et nous continuons à financer l'économie française", a-t-il affirmé, tout en reconnaissant qu'il observait une baisse de la demande de crédit. Une observation partagée par les dirigeants de la Société Générale.
Lors de l'annonce de ses résultats, BNP Paribas a rappelé qu'ayant bénéficié de 5,1 milliards d'euros d'aide de l'Etat français, le groupe tiendrait son engagement de faire progresser de 4% son encours de crédit à l'économie française.
Le dirigeant a également exprimé sa reconnaissance à l'égard des personnels des banques. "Je leur suis très reconnaissant d'effectuer leur travail en donnant le meilleur d'eux-mêmes dans un climat créé par une présentation caricaturale des banques françaises", a ajouté Baudoin Prot.