Invitée jeudi 23 octobre au soir sur France Info, Laurence Parisot, a adressé un satisfecit général au discours de Nicolas Sarkozy, le même jour, en Haute-Savoie. Elle a d'abord salué la politique menée pendant la crise. "Le Président de la République et son gouvernement ont géré la très grave crise que nous avons traversé avec la rapidité qui s'imposait et au niveau qu'il fallait. Toutes les décisions qui ont été prises, notamment pour sécuriser les banques françaises étaient celles qu'il fallait prendre."
Réagissant aux trois mesures principales annoncées par le Président en faveur des entreprises, la présidente du Medef s'est réjouie de la décision d'exonérer les investissements des entreprises de taxes professionnelles pendant deux ans. "La France est le seul pays d'Europe qui fait peser une fiscalité sur les investissements des entreprises. Or l'investissement, c'est le futur, comme l'a dit le chef de l'Etat." La taxe professionnelle n'est suspendue que jusqu'au 1er janvier 2010, pourtant Laurence Parisot a affirmé qu'avec cette fiscalité, "la France se met au diapason des autres pays européens."
En ce qui concerne "le fonds d'investissement stratégique", Laurence Parisot pense que "le fonds est intéressant pour certains domaines stratégiques comme l'approvisionnement énergétique", mais elle souhaite que son contour et son objet soient clairement définis. "Sinon, quand l'Etat investit là où il le souhaite, ça s'appelle le communisme", a-t-elle affirmé.
Pour financer ce fonds, la présidente des patrons soutient que "l'Etat ne sort rien de son budget. Il va emprunter de l'argent sur les marchés financiers et le mettre à disposition des banques. Celles-ci vont, elles-même, emprunter auprès de l'Etat en le rémunérant."