La présidence tchèque de l'UE a annoncé, mercredi 11 février, la tenue d'un sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement européens le 1er mars à Bruxelles, notamment pour renforcer la "coordination" des efforts de relance.
"Nous allons nous réunir ici à Bruxelles le 1er mars",
a indiqué lors d'une conférence de presse le Premier ministre tchèque Mirek
Topolanek, après une entrevue avec le président de la Commission José Manuel
Barroso. Il a souligné que la rencontre aurait notamment pour objectif de "renforcer
la coordination dans l'UE contre la crise" économique, au moment où les
Européens apparaissent de nouveau divisés sur la marche à suivre et que la
France se voit accuser de tentations
protectionnistes. Bruxelles semble en effet
José Manuel Barroso a lui aussi souligné qu'il serait question à ce sommet des problèmes financiers, et notamment des "actifs douteux" des banques qui freinent l'octroi de crédit fondamental pour relancer l'activité.
Dans une allusion au débat sur le danger du protectionnisme, le chef du gouvernement tchèque a souligné que "toutes les mesures prises au niveau des Etats membres (de l'UE) doivent respecter les règles communes". Il a souligné l'importance du "marché intérieur" de l'Union européenne, qui "est le véhicule qui va nous permettre de sortir" de la crise.
Mirek Topolanek a également annoncé qu'un autre sommet européen se tiendrait en mai à Prague sur les moyens de faire face plus spécifiquement à la hausse du chômage causée par la crise.