Lagarde : la crise risque de provoquer des "troubles sociaux"

0 contributions
Publié le 31 janvier 2009.

Ce risque est alimenté par "la chute de la croissance économique et par le fait que les Etats doivent engager l'argent des contribuables" dans les plan de relance et de sauvetage, estime la ministre française de l'Economie depuis Davos.

La ministre française de l'Economie Christine Lagarde a estimé samedi devant le

Forum économique mondial
à Davos que la crise économique mondiale risquait de provoquer "des troubles sociaux". "La situation actuelle comporte deux risques majeurs: des troubles sociaux et le protectionnisme", a déclaré la ministre. Ces deux risques sont alimentés par "la chute de la croissance économique et par le fait que les Etats doivent engager l'argent des contribuables" dans les plan de relance et de sauvetage, a-t-elle expliqué en souhaitant que la réunion du G20 du 2 avril à Londres donnera "un signal extrêmement fort" pour "restaurer la confiance dans le système financier".

Christine Lagarde a souligné l'importance de la réunion du G20 prévue le 2 avril à Londres. "Pour restaurer la confiance dans le système financier, nous devons donner un signal extrêmement fort dès le 2 avril", a-t-elle dit. "Nous devrons indiquer trois ou quatre sujets sur lesquels nous agirons et pas seulement seulement sur lesquels nous serons d'accord", a-t-elle ajouté en citant les questions de la supervision bancaire internationale et de la transparence. Le G20 regroupe les membres du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon), l'Afrique du Sud, l'Arabie saoudite, l'Argentine, l'Australia, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, Indonésie, le Mexique, la Russie, la Turquie et l'Union européenne.

La réunion de Londres doit jeter les bases d'une réforme du système financier international après une première réunion d'urgence en novembre à Washington. Plusieurs responsables ont déploré l'absence de progrès réalisés depuis cette réunion. "C'est une course contre la montre", a lancé Christine Lagarde. D'autres responsables présents à Davos comme la chancelière allemande

Angela Merkel
et le Premier ministre britannique Gordon Brown ont également souligné l'importance de la prochaine réunion du G20. La ministre française a déclaré que les mesures qui seront prises devront être "vendables en termes politiques" aux opinions publiques, être "techniquement solides" et "applicables".

E24 avec AFP
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr