Les prix de l'immobilier français devraient reculer de 10% en moyenne l'an prochain, amplifiant le recul limité constaté jusqu'à présent, selon une étude publiée ce jeudi 18 novembre par Standard & Poor's. Les raisons de cette baisse plus importante que prévu jusqu'ici sont la crise économique, la baisse de la confiance des ménages qui constituent un frein à la distribution de crédit à l'habitat. "Malgré les récentes baisses de taux de la BCE, le coût moyen des crédits immobiliers reste élevé: 5,15% en moyenne en novembre, contre 4,4% en août 2007", souligne S&P. Mais la plupart des banques devraient révisser à la baisse leurs taux en début d'année.
La baisse des prix de l'immobilier en France est très éloignée de ce qu'on observe dans les marchés les plus affectés - Espagne, Royaume-Uni, Irlande - devraient chuter de 30% au moins au cours des prochaines années. Il reste que dans le marché du neuf en France, les ventes ont chuté de 44% sur un an à fin octobre, tandis que les mises en chantier ont baissé de 20,6%. "Les mises en chantier pourraient passer de 370.000 en 2008 à 300.000 en 2009 alors que 500.000 mises en chantiers seraient nécessaires pour suivre la tendance démographique", note S&P. L'insuffisance de l'offre pourrait donc entraîner un nouvelle phase de hausse des prix d'ici 2011.
Un léger soubresaut des prix (+0,5%) a été observé par la FNAIM en novembre, cependant la fédération confirme la baisse des prix. Elle "apparaît toujours ancrée dans le marché", explique un communiqué. Cette a été de5,2% au cours des trois derniers mois sur l’ensemble des produits (avec -6,3% pour les appartements et -4,1% pour les maisons) et de 1,6% sur un an.
L’évolution de +0,5% enregistrée en novembre 2008 tient à une légère hausse des prix des appartements (+0,9%) alors que ceux des maisons sont restés stables. Ce résultat ne vient en aucun cas remettre en cause la tendance à la baisse des prix. En effet, même si les taux d’intérêts ont sensiblement diminué en cette fin d’année, le comportement des ménages est toujours empreint d’attentisme.