La hausse s'accélérait à la Bourse de New York après l'annonce de la Réserve fédérale américaine de la mise en place d'un taux directeur fluctuant entre 0 et 0,25% et d'une intervention massive pour acheter des titres: le Dow Jones prenait 2,09% et le Nasdaq 2,34%. Vers 21h20, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) prenait 361,60 points, à 8.926,13 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 70,92 points, à 1.579,26 points.
La Bourse de Paris a terminé sur un rebond mardi, le CAC 40 prenant 2,07% à 3.251,66 points, porté notamment en fin de séance par l'ouverture en hausse de Wall Street et la perspective d'une baisse des taux de la Réserve fédérale américaine. L'indice vedette a pris 66 points à 3.251,66 points, après trois séances de baisse, dans un volume d'échanges très faible de 3,026 milliards d'euros. Lundi, il avait perdu 0,87% à 3.185,66 points touché par l'annonce de la fraude du gérant de fonds américain Bernard Madoff. Londres a pris 0,74%, Francfort 1,61% et l'Eurostoxx 50 1,78%.
Les mises en chantier de logements et le nombre de permis de construire ont continué de chuter en novembre aux Etats-Unis, atteignant un nouveau plus bas en presque cinquante ans de publication de ces deux indicateurs. L'indice des prix à la consommation américain a baissé quant à lui en novembre de 1,7% par rapport à octobre en données corrigées des variations saisonnières, soit son plus fort recul depuis sa première publication en 1947.
ArcelorMittal (-1,09% à 17,31 euros) a pâti de l'amende record infligée par le Conseil de la concurrence à trois de ses filiales, pour 301,78 millions d'euros, sanctionnées pour leur participation à un cartel de onze entreprises de la sidérurgie. EDF (+3,14% à 41,36 euros) a nettement grimpé, alors que le groupe français pourrait être proche d'un accord pour le rachat de la moitié des activités nucléaires de l'américain Constellation Energy.
Les valeurs défensives ont une nouvelle fois séduit les investisseurs, notamment PPR (+7,78% à 42,75 euros), Air Liquide (+2,93% à 64,46 euros), Carrefour (+1,41% à 28,67 euros) et Sanofi-Aventis (+3,34% à 44,81 euros). Dexia a perdu 6,38% à 3,06 euros et Natixis a fini stable à 1,43 euro, pâtissant comme la veille de leur exposition à la gigantesque fraude montée par le gestionnaire de fonds américain Bernard Madoff.
En revanche, BNP Paribas (+4,95% à 41,35 euros), Crédit Agricole (+2,10% à 8,64 euros) et Société Générale (+4,41% à 36,94 euros) ont gagné du terrain, aidés par le bon accueil de Wall Street aux premières pertes de Goldman Sachs depuis son entrée en Bourse en 1999. Michelin (+2,26% à 38,84 euros), Peugeot (1,71% à 12,77 euros) et Renault (3,15% à 17,84 euros) ont terminé en hausse en dépit du plongeon des ventes de voitures neuves en Europe en novembre, un ralentissement pleinement anticipé par les investisseurs.
Total (+1,94% à 41 euros), Vallourec (-2,53% à 82,15 euros) et Technip (-1,94,% à 22,24 euros) ont évolué en ordre dispersé à la veille de la réunion de l'Opep, qui devrait aboutir à une réduction "d'environ 2 millions de barils par jour" de la production du cartel, selon le ministre saoudien du pétrole Ali al-Nouaïmi.