Le constructeur allemand Opel, filiale de l'américain General Motors, a
besoin de garanties publiques plus élevées qu'attendu, affirme vendredi 20
février le
magazine Der Spiegel. Le gouvernement chiffre désormais à 3,3 milliards
d'euros le besoin en liquidités d'Opel, selon le titre qui ne cite pas ses
sources. Il était question jusque là de
Opel a aussitôt réagi en publiant une déclaration, qui n'infirme ni ne confirme le chiffre avancé dans la presse. "Nous ne donnons pas de chiffre", a expliqué un porte-parole de GM Europe. Opel se contente d'affirmer que l'Etat fédéral et les Etats régionaux concernés par les usines du constructeur sont informés de "tous les détails". Le constructeur rappelle également qu'il souffre très fortement de la chute brutale des marchés automobiles et des effets de change avec la livre britannique et le rouble russe. "Il est de la responsabilité de la direction d'Opel de dresser un portrait réaliste et de prendre en compte les changements sur les marchés européens dans le cadre de la demande de garanties publiques", ajoute encore le communiqué.
Un porte-parole du ministre de l'Economie de l'Etat régional de
Rhénanie-du-Nord-Westphalie a indiqué que le comité chargé d'examiner les
demandes de garanties prendra sa décision "début avril".
Et qu'Opel devait boucler un concept viable pour la poursuite des activités "dans
les 15 jours". Opel doit comme ses concurrents subir la chute des
ventes de voitures, notamment en Europe, son principal marché. Mais il est
aussi victime des immenses difficultés de sa maison-mère, General Motors,
qui n'évite la faillite que grâce à