Le constructeur automobile suédois Saab a demandé sa mise en
redressement judiciaire dans l'espoir d'échapper à la faillite après
La décision intervient alors que GM vient d'annoncer que Saab pouvait se déclarer en faillite "dès ce mois-ci", à moins qu'il ne reçoive une aide du gouvernement suédois, ce que ce dernier a aussitôt refusé. Une mise en redressement judiciaire permettrait à Saab de survivre en partie, et aux fournisseurs, qui ne pourront recouvrir leurs dus si le groupe se déclarait en faillite, de récupérer un peu d'argent en acceptant un règlement partiel.
Dans un communiqué séparé, GM a indiqué que la décision était destinée à créer "une entité commerciale complètement indépendante qui serait viable et capable d'attirer des investisseurs". La mise sous tutelle est un processus légal en Suède conduit par un administrateur indépendant désigné par un tribunal qui travaillera étroitement avec l'équipe dirigeante de Saab. "Dans le cadre du processus, Saab formulera sa proposition pour la réorganisation, qui inclura le regroupement des (activités) de création, d'ingénierie et de fabrication en Suède", a ajouté GM.
Si le tribunal d'instance approuve la restructuration, elle sera réalisée dans un délai de trois mois et "nécessitera un financement indépendant pour réussir", a ajouté General Motors. Les financements devraient être à la fois publics et privés, a-t-il poursuivi. Le gouvernement suédois fournirait "un peu d'aide" pendant la mise sous tutelle, selon la maison mère américaine.
Saab emploie environ 4.100 personnes en Suède, parmi lesquelles 3.700 travaillent dans son fief de Trollhättan. Si l'on tient compte des sous-traitants, environ 15.000 emplois en Suède sont menacés si Saab venait à disparaître.