Près de 2.000 entreprises en danger ont obtenu un crédit bancaire après intervention de la médiation du crédit depuis sa création fin octobre, selon le nouveau rapport d'activité du médiateur de crédit.
"Le nombre de dossiers déposés est constant", au rythme de 400 à 450 dossiers nouveaux par semaine, a précisé René Ricol, le médiateur du crédit, qui se félicite que "le nombre de dossiers instruits et clos progresse" (56% du total). "Les premiers gros dossiers de LBO (rachat par endettement, ndlr) arrivent", a-t-il par ailleurs indiqué, soulignant qu'ils représentaient pour chacun d'entre eux "entre 200 et 500 millions d'euros". Pour René Ricol, "les actionnaires de ces sociétés, qui sont rentables, ne peuvent plus faire face à leurs dettes et ont besoin d'un refinancement pour ne pas mettre en danger ces entreprises".
Depuis le lancement de ce dispositif fin octobre, 6.261 entreprises, dont 930 depuis le 1er février, ont saisi les services du médiateur du crédit, chargé de s'assurer que les entreprises bénéficient bien de l'argent public prêté aux banques, indique le rapport.
Les interventions de la médiation du crédit ont permis de préserver 42.519 emplois, souligne-t-il. Le taux de médiation réussie "reste stable à 66%". Dans 70% des cas, la principale cause de saisine du médiateur reste "les difficultés de financement touchant principalement les lignes de découvert et les besoins de crédit court terme". Les encours de crédit traités en médiation sont stables et inférieurs à 50.000 euros dans 61% des cas. Dans 21% des cas ils sont compris entre 50.000 et 150.000 euros et dans 7% des cas supérieurs à 500.000 euros.
Les TPE (très petites entreprises) et les PME (Petites et moyennes entreprises) de moins de 50 salariés, pour un total de 94% des dossiers, sont les plus nombreuses à saisir les équipes de médiations. L'Ile-de-France est la région où l'activité de médiation est la plus forte devant Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur.