Les start-up Internet à l'épreuve de la crise

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Publié le 11 décembre 2008.

Les jeunes pousses de l'Internet font l'expérience du ralentissement économique. Avec plus ou moins de casse.

Lever des fonds n'est pas une sinécure pour les start-up de l'Internet même si en France, ce sont 300 millions d'euros en moyenne investis chaque année. En temps normal, elles ne sont que 25 sur 1.000 à réussir à attirer les investisseurs. Alors en temps de crise, c'est le parcours du combattant. "Depuis septembre, certains capital risqueurs ont perdu l'appétit", observe Pascal Mercier, directeur associé d'Aelios Finance, spécialisé dans la levée de fonds. "Les affaires devraient reprendre assez vite au deuxième semestre 2009, mais à un moindre rythme qu'en 2006-2007 qui ont été des années fastes".

Du coup, pour certaines start-up c'est la douche froide. Radionomy, qui offre la possibilité aux internautes de créer leur propre radio en ligne, avait commencé à faire le tour des investisseurs pour lever des fonds en mai 2008. En juin, elle reçoit des premiers engagements, non signés. Mais "tout a capoté début octobre, à cause du contexte financier", raconte Cédric van Kan, l'un de fondateurs, qui tenait un stand à la grand'messe parisienne de l'Internet, le Web'08 qui s'est tenu les 9 et 10 décembre à Paris. Du coup, Radionomy est bloqué dans son développement et n'a plus les moyens d'ouvrir de nouvelles radios pour ses 22.000 utilisateurs en attente.

Stand-by

Finalement, celles qui s'en sortent le mieux, sont les start-up qui ont déjà bouclé leur levée de fonds. Et encore, les investisseurs leur mettent une pression infernale pour qu'elles réduisent la voilure: plafonnement des investissements et économies de coûts. La société allemande Weblin, présente au Web'08, a ainsi dû faire une croix sur tous les salons professionnels en 2009. Bon indicateur de la tendance du secteur, le cabinet de recrutement Altaïde, spécialisé dans l'internet, avoue qu'aujourd'hui un tiers des recrutements est mis en stand-by.

Finalement pour traverser la crise sans trop laisser de plumes, la recette est le low cost, en combinant les avantages du web et la maîtrise des coûts. La start-up tchèque Webnode l'a bien compris. Elle propose aux internautes et aux petites et moyennes entreprises de monter soi-même son site et de l'héberger pour 29 dollars par mois maximum. Et ça marche, Webnode affiche une croissance de 200% par mois.

Guillaume Guichard
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