Toyota va payer l'amende record de 16,375 millions de dollars imposée par les autorités américaines pour avoir dissimulé certains défauts sur ses véhicules, a confirmé lundi le ministre des Transports Ray LaHood.
Le constructeur japonais veut donc tourner la page mais réfute les accusations du gouvernement américain.
Aucune culpabilité
"Nous regrettons que l'agence de sécurité routière soit parvenue à la conclusion qu'elle devait nous réclamer une pénalité civile. Toyota nie les allégations de la sécurité routière" selon lesquelles le constructeur "a violé" ses obligations, indique un communiqué du groupe Japonais.
Néanmoins, comme l'a révélé le ministère des Transports dès dimanche soir, Toyota indique avoir "accepté de verser ce règlement afin d'éviter que le litige se prolonge et un procès potentiel, ainsi que pour lui permettre d'aller de l'avant et se concentrer pleinement sur les mesures prises pour renforcer la qualité" de ses voitures.
Un aveu de culpabilité aurait pu coûté bien plus cher à Toyota; le constructeur est poursuivi par des consommateurs et des actionnaires américains pour les problèmes de sécurité rencontrés par ses voitures.
Action en justice
Si Toyota avait refusé de payer ou n'était pas parvenu à trouver un accord avec l'agence de sécurité routière américaine, la NHTSA, dépendant du ministère, l'affaire aurait été alors déférée à un tribunal. Il s'agit de la plus forte amende jamais infligée à un constructeur automobile par la NHTSA.
Le 16 février dernier, la sécurité routière avait ouvert une enquête pour savoir si Toyota avait tardé à lui révéler ses problèmes alors que les "constructeurs sont légalement tenus de (la) prévenir sous cinq jours" en cas de problème de sécurité.
9 millions de rappels
Le ministre des Transports, Ray LaHood, avait estimé que les dirigeants du groupe avaient "en connaissance de cause caché aux autorités américaines un dangereux défaut pendant des mois et n'ont pas pris de mesures pour protéger des millions de conducteurs et leurs familles".
Toyota a rappelé au total plus de 9 millions de véhicules à travers le monde, dont plus de six millions aux Etats-Unis depuis l'automne, en raison de dysfonctionnements techniques sur certains de ses véhicules.