Les rémunérations des grands patrons français figurent parmi les plus modérées en Europe, selon l'enquête du cabinet de conseil Hewitt Associates.
Hors primes, en France, le salaire annuel médian de base se situerait autour de 900 millions d'euros. Les patrons des pays nordiques seraient les plus modestes avec 800 millions d'euros contre 1,2 millions en Grande-Bretagne, 1,6 millions en Italie et 1,8 millions en Espagne.
Selon l'étude, le salaire médian des dirigeants des 100 plus grandes entreprises s'élève à près de 1,2 million d'euros. Avec les primes et bonus, la rémunération totale s'élève à "environ 4,4 millions d'euros", quand les objectifs fixés ont bien été atteints.
Le salaire médian des directeurs financiers des entreprises s’élève à environ 760 000 euros, et celui des autres directeurs exécutifs à environ 650 000 euros.
Modération salariale
La crise entraîne une modération salariale des dirigeants des grandes entreprises, selon Hewitt. Leur salaire médian a augmenté de 1,3% en 2009-2010 contre 5,5% un an auparavant. Plus d'un tiers des dirigeants n'a bénéficié d'aucune augmentation.
Les primes variables en 2008-2009 ont baissé de près d'un tiers par rapport à 2007/2008 compte de la baisse des résultats des entreprises. "Le modèle de rémunération à la performance, qui associe rémunération fixe et rémunération variable, reste très prisé", indique l'étude.
"Les primes annuelles représentent une part plus importante de la rémunération globale en Allemagne et en Espagne, tandis qu'au Royaume-Uni et en Suisse, la rémunération en capital (actions, stock options) est généralement plus élevée, poursuit Hewitt. La France se situe entre ces deux groupes de pays, avec une rémunération en capital tout de même plus importante que les primes annuelles", explique l'étude.