Parisot "plus que jamais" décidée pour un deuxième mandat

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Publié le 18 janvier 2010.

Alors que les critiques fusent à l'intérieur même du Medef, Laurence Parisot s'est dit "plus que jamais" décidée à se présenter à sa propre succession.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, s'est dite lundi "plus que jamais" décidée à se présenter à sa propre succession, alors que sa gestion à la tête du mouvement patronal a été récemment critiquée.

Interrogée sur RTL sur son désir de se représenter, elle s'est dite prête "plus que jamais et ma motivation est, je dirais, décuplée par ce qui s'est passé ces derniers jours".

Deux camouflets

Mme Parisot, qui briguera un deuxième mandat en juin ou juillet, a essuyé coup sur coup deux camouflets: le départ du Medef du secteur agroalimentaire mi-décembre, suivi de la démission d'un directeur général de l'organisation patronale.

Pour autant, elle ne se sent "en aucun cas" affaiblie et a repoussé les attaques, jugeant que ce qui n'est "pas convenable dans certaines critiques, c'est qu'elles sont anonymes".

Elle s'est également élevée contre la remise en cause fin décembre de l'action du patronat pendant la crise économique faite par Alain Minc, un des proches conseillers officieux du président de la République Nicolas Sarkozy.

Critiques sur sa gestion

M. Minc avait alors salué l'action du syndicat CGT et jugé au contraire que "le patronat, en tant qu'acteur social, a été aux abonnés absents". "On a envie de rigoler quand on entend ça", a répliqué Mme Parisot.

Le patronat "exprime le point de vue des producteurs, des entrepreneurs. Il est vrai que pendant cette période, il n'a pas alerté sur l'avènement de la crise, il n'a pas été assez vocal pour l'expliquer, pour dire ses conséquences et ses enjeux", juge dans un entretien publié par Les Echos Denis Kessler, ancien numéro deux du CNPF, l'ancêtre du Medef.

Le medef "aurait dû participer plus activement aux débats sur la gestion de la crise, et être davantage une force de proposition", ajoute le PDG du réassureur français Scor.

"Crise difficile"

Interrogé sur les critiques d'Alain Minc, M. Kessler estime que "la crise est difficile pour toutes les organisations". "Beaucoup d'entreprises ont dû s'adapter en profondeur à la crise. Le moment est sans doute venu que l'organisation qui les représente procède à la même démarche", selon lui.

Denis Kessler, qui fut vice-président du CNPF de 1998 à 2002, a une nouvelle fois affirmé ne pas être candidat à la succession de Mme Parisot.

E.M. avec AFP
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