Alors qu'un
Selon eux, l'accord de Copenhague "sera applicable immédiatement".
"Nous sommes d'accords sur le fast start, les 10 milliards de dollars" par an pour aider les pays émergents, a-t-il poursuivi.
"Un tel enjeu pour la planète est tellement important qu'une alliance entre l'Afrique et l'Europe est absolument cruciale, c'est le discours que je vais tenir avec M. Obama", a ajouté le chef de l'Etat français.
Nicolas Sarkozy a également annoncé qu'une conférence téléphonique était prévue ce mardi après-midi entre lui et le président américain Barack Obama, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Gordon Brown pour faire le point des négociations de Copenhague.
"Fast Start"
Dans leur "appel commun pour un "accord ambitieux à Copenhague", le chef de l'Etat et le premier ministre éthiopien, porte-parole des 51 pays africains pour les discussions sur le réchauffement climatique, demandent "une réduction de 50% des émissions globales de CO2 par rapport à 1990".
Ce chiffre est conforme à ce que recommande le Groupe intergouvernemental d'étude climatique (GIEC), ce qui avait été accepté par les pays industrialisés, réunis à L'Aquila en juillet dernier.
Ils demandent également l'adoption d'un fonds "fast start" (de lancement), doté de 10 milliards de dollars par an, pour 2010, 2011 et 2012, afin de "financer les actions d'adaptation et d'atténuation, y compris la lutte contre la déforestation, principalement dans les pays pauvres et vulnérables".
Besoin des Etats-Unis
Lors d'une rencontre au sommet du Commonwealth à Trinidad, le 27 novembre dernier, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown étaient tombés d'accord sur ce chiffre "auquel les Etats-Unis doivent contribuer", a précisé M. Sarkozy. "Nous avons besoin que les Etats-Unis donnent leur accord au fast start. Le président Obama a parlé de ses liens avec l'Afrique, c'est l'occasion de le montrer", a-t-il ajouté.
A partir de 2013, "les financements disponibles devront être prévisibles et additionnels", c'est-à-dire qu'ils s'ajouteront à l'aide au développement, indique le texte de l'appel. Paris et Addis-Abeba appellent, en particulier, à "la création d'une taxe sur les transactions financières internationales".
Enfin, la France et l'Afrique appellent à "une réforme ambitieuse de la gouvernance mondiale". Selon MM. Sarkozy et Meles Zenawi, "la conférence de Copenhague offre une occasion historique de lancer un processus conduisant à la mise en place d'un organisation mondiale de l'Environnement".
"L'Europe et l'Afrique sont sur la même ligne politique", s'est félicité M. Sarkozy. A Copenhague, "on y va ensemble", a-t-il insisté. "Il n'y aura pas d'accord mondial qui n'inclut pas l'Afrique", a de son côté prévenu Meles Zenawi.
Les Etats-Unis sont moins enthousiastes. Ils viennent de confirmer